Lire en thème – Bilan du mois de septembre et lancement du thème de octobre

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Le groupe Facebook où se passe le challenge, c’est par ici 🙂 

Bonjour tout le monde,

C’est parti pour le récap des lectures ayant pour thème

Les livres ayant un enfant sur la couverture

(en fin d’article, vous retrouverez le nouveau thème du mois)

C’est parti 🙂
Un clic sur une cover vous mènera à leurs chroniques  quand il y en a une… car certaines participantes n’ont pas de blog… 🙂

***

    

Comme vous le voyez, les lectures sont  bien variées, et ça, j’adore!

Il y a aussi ces deux titres lus précédemment (donc hors challenge) par Riz-deux-Zzz  mais qui entrent dans le thème:

Vous trouverez son avis en bref sur ces deux livres ici

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Passons à la suite, à savoir, le thème du mois prochain…

ce sera donc :

Une petite sélection de titres est assez compliquée pour ce thème, dans le sens où il y en a tellement!
J’ai essayé de vous mettre une toute petite sélection de ma PAL malgré tout mais c’est vrai qu’à la base, je ne suis pas très portée sur les sagas 🙂

Bonne journée

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La villa rouge ( James Patterson et David Ellis )

Titre : La villa rouge
Auteur : James Patterson et David Ellis
Maison d’édition : L’archipel
Sortie : 2017
# de pages : 472 pages
Genre : Thriller

Dans les Hamptons (Long Island), au 7 Ocean Drive, se dresse une impressionnante maison à la façade gothique avec une vue imprenable sur l’océan.
Mais elle est à l’abandon depuis plusieurs années et tombe en décrépitude. On la dit maudite. Il est vrai que la Villa rouge, telle qu’on la surnomme, a été par le passé le théâtre d’une série de meurtres jamais résolus.
Quand un nabab d’Hollywood et sa maîtresse y sont retrouvés sans vie, tous pensent que la malédiction frappe de nouveau.
Jenna Murphy, une ancienne flic de New York, va mener l’enquête. Elle qui, enfant, jouait sur la plage non loin de la maison, voit ressurgir en elle une terreur qu’elle croyait pourtant éteinte…
Mais la Villa rouge n’a sans doute pas encore révélé tous ses mystères… et Jenna pourrait bien en être la prochaine victime.

Encore un excellent roman de James Patterson!

Eh oui, encore un James Patterson puisque comme je vous l’avais dit, j’en avais reçu deux de suite…

Ici, l’histoire est ici totalement différente, puisqu’on est dans une histoire sur fond de malédiction… forcément, ça a titillé ma curiosité…

Une fois encore, je ne peux que saluer la plume exceptionnelle de l’auteur… James Patterson a vraiment le don de se jouer de nous, de nous mener par le bout du nez, et le pire, c’est qu’on aime ça et qu’on en redemande.

Un style inimitable, des chapitres très courts, qui font de ce livre un formidable turn-over, car on se dit « aller, encore juste un chapitre »… puis un autre, et un autre, et un autre… je crois que vous avez compris…
En plus, les chapitres courts, ça donne un ryhtme d’enfer au roman, et j’aime ça, surtout qu’il ajoute toujours le petit quelque chose qui donne envie d’en savoir plus.

J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’histoire nous a été présentée… On fait des aller-retour entre le passé et le présent, et on alterne aussi le point de vue des personnages… Et ça, vous savez que j’aime ça… Car ça donne un tout autre regard sur l’histoire et bien souvent, ça sème encore plus le trouble car on ne sait plus à quel saint se vouer. D’un autre côté, ça nous donne encore plus l’occasion de poser nos propres hypothèses, de nous triturer le cerveau pour dénouer le tout, et… c’est juste ce qui fait un bon thriller…

Les personnages sont bien construits, le côté psychologique si cher à mon coeur est toujours bien présent et bien travaillé… Donc forcément, on ne peut que s’attacher à eux, d’une manière ou d’une autre. Même ceux qui ne sont pas les plus sympa, on les trouverait presque agréables.

Si certains éléments sont un peu prévisibles, malgré tout, les gros rebondissements vont bon train et on ne les voit pas venir… surtout la fin qui est une belle claque, je trouve.

Ahh il n’y a pas à dire, James Patterson est sur le point de devenir un de mes auteurs chouchous…

Lu en partenariat avec la maison d’édition 

 

La Diabolique ( James Patterson )

Titre : La diabolique
Auteur : James Patterson
Maison d’édition : L’archipel
Sortie : 23 Août 2017
# de pages : 432 pages
Genre : Thriller

Pour la presse américaine, c’est le procès de la décennie. La célèbre Maggie Bradford, auteur-compositeur-interprète, est accusée d’avoir attenté à la vie de son second mari, Will Shepherd, ex-footballeur vedette devenu acteur. Du fond de sa cellule, prostrée, la chanteuse ne cherche même pas à clamer son innocence. Le destin semble s’acharner sur elle. Des années plus tôt, en état de légitime défense, elle a tiré sur son premier époux, Phillip, un officier irascible et violent…
Une fois sa douleur apaisée, alors qu’elle pensait avoir trouvé l’amour auprès du riche Patrick O’Malley, un dramatique accident a mis fin à l’idylle… Puis il y a eu Will, le dieu blond adulé des foules, Will le manipulateur, Will le pervers… Autour de celle que certains surnomment déjà  » la diabolique « , l’opinion publique se déchaîne. Maggie Bradford est-elle victime d’une incroyable succession de coups du sort ? Ou bien ses dehors angéliques dissimulent-ils la personnalité d’une authentique criminelle, capable d’assassiner avec le plus grand sang-froid ?

Un thème classique au départ qui nous emmène dans un roman haletant.

​James Patterson fait partie de ces auteurs qu’on ne peut pas ignorer. Il a quand même une sacrée réputation. Je ne sais pas s’il est pareil pour vous, mais pour ma part, je n’en lis que des louanges ou presque.

Du coup, quand j’ai reçu deux titres d’un coup de l’auteur, c’était le bonheur…

Je dois avouer que le coup de la légitime défense pour tuer son mari, et les soupçons qui apparaissent des années plus tard… c’est une histoire qui me plaît assez… Ça fait un peu bateau, mais c’est un peu le genre d’histoire distrayante que l’on peut retrouver en téléfilm l’après midi sur TF, et personnellement, j’aime assez, ça fait généralement passer un bon moment. Je suis donc partie pleine d’espoir dans cette lecture…

Et finalement, ça a plutôt bien marché sur moi…

Dès le départ, je me suis dit qu’au vu du résumé, j’allais rester sur mes gardes, ne pas me laisser attendrir par Maggie  , le personnage principal, que j’allais attendre de voir si elle était plutôt ange ou démon… Peine perdue, je me suis directement attachée à elle ! Son passé ne m’a pas laissée indifférente et a fait que je ne pouvais que la prendre en affection. Ses émotions, ses craintes, ses peurs, ses doutes, ses troubles… on les vit avec elle, finalement,… C’est ce qui m’a fait me sentir si proche d’elle, car j’ai vraiment vécu l’histoire à travers elle. Excellent travail psychologique du personnage… même des personnages, car je trouve que rien n’est laissé au hasard.

Malgré tout, on a envie de savoir, le petit doute persiste, et ça en fait un livre incroyablement addictif… le genre de livre où on se dit « encore juste quelques pages, je bosse demain », mais où on continue encore deux heures de le lire. Ça en fait un roman assez intense, assez complexe malgré tout puisque l’on passe son temps à essayer de délier le faux du vrai, à comprendre, à chercher la faille… tout ce que j’aime.

Ce qui en fait la force, c’est que les rebondissements et infos « pertinentes » nous sont livrés petit à petit, au bon moment, pour nous donner envie d’en savoir plus. C’est une écriture à la fois précise (l’auteur sait exactement où il nous emmène), délicate (pour nous toucher et nous émouvoir), percutante (avec les coups d’éclats aux bons moments)… du travail de maître, quoi…

Si je devais regretter quelque chose ?
On se dit que toute cette histoire est presque « trop » pour être vraie, que personne n’a une telle vie, … vous l’aurez compris, pris un à un les événements sont crédibles, mais mis ensemble, on est à la limite du chouia trop…

On est donc dans un roman assez classique par son thème, mais qui est hyper bien amené, hyper bien maîtrisé, et c’est ce qui en fait un excellent roman qui se démarque et sort du lot.

J’ai encore plusieurs livres en stock de James Patterson, je compte bien les sortir prochainement de ma PAL..

Lu en partenariat avec la maison d’édition

 

Très intime (Ina Mihalache)

Titre : Très intime
Auteur : Ina Mihalache
Maison d’édition : Editions Payot (Documents)
Sortie : 1er février 2017
# de pages : 285 pages
Genre : témoignage

Le baiser le meilleur, les moments où elles préféreraient ne pas, ceux où elles se sentent désirables, les plans à trois, les joies du cunnilingus, la quête du « dragon de l’orgasme fou », l’influence du porno, les abus et les humiliations, les libidos en berne, la fougue, les hommes-objets… Elles ont entre 18 et 46 ans. Solange s’invite dans leur chambre à coucher. Elle leur demande comment ça se passe concrètement dans leur vie amoureuse. Directes, caustiques, réjouissantes, lucides, elles lui disent tout, elles le disent bien, avec les vrais mots, et ça secoue. Un livre qui fait entendre une parole féminine et féministe, une parole libératoire, déculpabilisante, qui résonne comme un manifeste contre la victimisation des femmes.
 

Pfftt... les mots me manquent...


J’avais lu le livre Solange te parle, que je n’avais pas trop aimé… Même si je trouvais certains « articles » intéressants, je n’accrochais pas à la manière de communiquer de Ina… C’est comme pour tout, on accroche ou pas…
Mais je ne voulais pas rester sur un « échec », sur un rendez-vous manqué, et j’ai eu envie de donner sa chance à son second livre.

Ici, ce n’est pas elle qui nous raconte quelque chose, mais elle nous présente les histoires d’autres femmes au travers d’interview…

« Au début je leur ai dit : je vais débarquer chez mes sujets avec un micro, ma brosse à dents et mon pyjama, et je les interrogerai pendant la tisane, avant de dormir sagement avec elles. »

Eh bien malheureusement, j’ai encore moins aimé ce livre que le précédent. J’ai trouvé que la manière d’aborder ces sujets, ça m’a un peu dérangée… J’ai trouvé que ce livre déshumanisait les femmes « comme des animaux de laboratoire ».

De plus, je trouve triste et déplacé qu’elle n’ait pas pensé utile de demander aux femmes concernées si elles étaient d’accord pour publier leur témoignage. C’est bien d’aller parler de consentement dans l’introduction, mais en faire complètement l’impasse pour se faire de l’argent sur leur dos… car oui, au final, c’est ça… Se servir de l’histoire de ces femmes pour écrire un livre… et se servir de sa notoriété sur le net pour vendre ce livre… je n’aime pas ce principe. Se livrer pour une émission de radio ou pour se retrouver dans un livre, quoi qu’on en dise, ce n’est pas la même chose!

Lire ces histoires, ça m’a donné une impression de voyeurisme malsain, c’est pourquoi j’ai eu autant de mal à le lire… Car j’ai eu l’impression de m’immiscer dans des histoires qui ne l’étaient pas destinées, l’impression de violer l’intimité de ces femmes. Un peu comme surprendre la conversation de deux personnes ou de deux amies dans un café, quelque chose qu’on entend sans être invitée à le faire et qui ne nous regarde pas…

Certaines questions m’ont mis mal à l’aise, certaines réponses aussi…
Certaines histoires m’ont touchée plus que d’autres, et bizarrement, je me suis encore sentie plus mal à l’aise de les lire.

« Il était très sanguin. Si j’exprimais un désaccord avec lui, tout de suite il se mettait presque en colère parce que je voulais pas abonder dans son sens. Ça me plaisait pas. Après, c’est allé crescendo. On a vécu un petit peu ensemble et lui me laissait les piles de vaisselle sale qui moisissaient depuis trois semaines dans l’évier avec un post-it : « Merci de faire le nécessaire. » Ça a commencé à devenir vraiment malsain quand il a réussi à asseoir cette domination et à se permettre des choses qu’on ne peut pas permettre. »

Car même si le témoignage de ces femmes est « intéressant », du moins pour certaines, l’éthique derrière me déplaît fortement.

Bref, une lecture que je ne vous conseillerai pas, vous l’aurez compris…

Autres livres de l’auteur
(si je les ai lus et chroniqués, je vous ai mis le lien de ma chronique sur la cover 😉 )

Solange te parle, ce sont les choses de la vie et c’est addictif. De l’art d’accueillir une bonne nouvelle à la nécessité de savoir dire « Je t’aime », d’un éloge hilarant du pénis à une réflexion sur la société narcissique, Solange, fausse neurasthénique et vraie timide, mi-ingénue mi-démon, parle du droit à la différence, du corps et du désir, de l’inadaptation, de la pornographie, de la solitude, de la génération des digital natives. C’est très drôle, insolent et ça pousse à penser. Sur Youtube, ses vidéos ont été vues plus de quinze millions de fois.
 

Quatorze mois (Carine Russo)

Titre : Quatorze mois
Auteur : Carine Russo
Maison d’édition : La renaissance du livre
Sortie : 2016
# de pages : 234 pages
Genre : témoignage

 » à l’approche de l’hiver, le manque de ma petite fille me tenaillait tellement, mon besoin d’elle, de l’entendre, de la voir, de lui parler était devenu si pressant que je me suis mise à lui écrire dans un petit carnet bleu. Quelques lignes, presque chaque jour. En les relisant, elles me sont apparues singulièrement révélatrices de mon état d’esprit du moment. Pour cette raison, j’ai fait le choix de les retranscrire intégralement. Il s’agit, ni plus ni moins, de l’expression la plus directe de mes sentiments, de mon vécu, en temps réel. Nous oscillions entre espoir et désespoir, nous ne vivons plus que pour le jour où nous les retrouverions, nous inventions nos propres moyens de résistance à la résignation et l’indifférence que nous refusions de voir s’installer. Tandis qu’insensiblement, par notre volonté farouche de ne pas les laisser tomber dans l’oublie, Julie et Mélissa, au fil du temps, devenaient les petites filles de tout un pays que nos rappels permanents, par médiats interposés, avaient sans doute fini par émouvoir. 

De cette vie d’alors, qui d’autres que nous aurait pu témoigner? Et d’ailleurs, pouvait-on encore appeler ça une vie? En fait, il s’agissait plutôt d’un cauchemar dans lequel nous nous débattions comme de pauvres diables dans le seul espoir de nous en éveiller.  » 

Julie et Melissa on été enlevées le 24 juin 1995. Ce n’est que quatorze mois plus tard, le 17 août 1996, que les corps sans vie des petites filles seront retrouvés. Vingt ans après, Carine Russo, la maman de Mélissa, a choisi de s’exprimer longuement sur la tragédie qui a fait vaciller les bases du système judiciaire belge. Un récit aussi bouleversant qu’impitoyable.

Un témoignage émouvant, que je vous conseille...


Si vous suivez ce blog, vous savez que le cas des enfants disparus est quelque chose qui m’interpelle et me touche énormément, que ce soit dans les romans, mais aussi et surtout dans les témoignages. Parmi les affaires qui m’ont le plus touchées, celles de l’  Affaire Dutroux (avec la disparition tragique de Julie et Mélissa) et la disparition d’Elisabeth Brichet (reliée à l’Affaire Fourniret).

Si ces deux histoires me touchent autant, c’est que pour la première, au moment des faits, mes cousines étaient relativement dans la même tranche d’âges et du haut de mes 16 ans, j’ai été particulièrement touchée par ce drame. On en parlait énormément dans les médias, et je suivais tout de très près.
Pour la seconde, je n’avais certes que 9 ans au moment des faits, mais la petite Elisabeth était une enfant que je croisais tous les jours dans le bus en partant à l’école, où le souvenir de son sac à dos qui se coinçait régulièrement dans les portes du bus m’a marqué, où le drame s’est passé juste à côté de chez moi, et que ça a eu une grande influence sur moi… Pendant des années, je me suis que le danger était présent, que ça aurait pu m’arriver (j’allais régulièrement seule ou avec ma meilleure amie, à pieds, dans un vidéo club à deux pas d’où elle a disparu), je me suis posé souvent la question du « pourquoi elle » ? J’ai vu des gens que je connaissais ou croisais régulièrement être soupçonnés à tord, des vies détruites… ça a vraiment marqué mon enfance et mon adolescence…

Bref, voilà pourquoi j’ai eu envie de lire ce livre de Carine Russo… Je ne vais pas vous en faire une chronique comme pour un autre livre… car ce serait déplacé… c’est un livre du coeur, tout simplement…
Je vais juste vous livrer une partie de mes ressentis…

La maman de Mélissa nous y livre ses émotions au jour le jour, les questions qu’elle s’est posées, ses coups de gueule, ses cris de désespoir… On vit ce calvaire « à ses côtés », tout en sachant que malheureusement, l’issue sera fatale et que l’on n’y peut rien faire… J’ai eu beaucoup de mal à le lire tant l’émotion m’a submergée…

Chaque jour, elle couchait sur le papier sa douleur, ses espoirs, ses questions, ses doutes, etc… sous forme de lettre à sa fille…C’est vraiment émouvant.

« Comment ont-ils pu ? Comment, au nom de quoi ont-ils pu assassiner ces beaux yeux noirs, cette douceur, cette innocence ? Abandonnée de tous, coupée de tout lien humain, exclue de la chaîne de vie que forme l’humanité, ma petite fille a rendu son dernier souffle seule, dans le néant… Nul être pour l’accompagner, pour recueillir l’ultime flux de chaleur qui faisait d’elle une enfant vivante, une petite fille existant dans le monde. Quelqu’un peut-il croire sérieusement qu’après un tel désastre, la vie puisse continuer « comme si de rien n’était » ? La vie peut reprendre, certes, se prolonger, se perpétuer et recommencer. Mais, au fond de soi, reste cette béance, cette question sans réponse hurlée à l’infini : Comment ont-ils pu ? »

Elle nous y livre aussi tous les dysfonctionnements et absurdités auxquels ils ont dû faire face, comme le fait de ne pas pouvoir avoir accès à l’information, aux pièces du dossier, … comme le fait de ne pas pouvoir « participer » à l’enquête, de se sentir mise à l’écart, inutile, indésirable…

« Quant à nos légitimes questions sur l’état d’avancement des recherches, elles ne recevront jamais qu’une fin de non-recevoir eu égard au sacro-saint secret de l’instruction. Nous n’avons plus ni le droit de chercher nos enfants, ni même celui de nous informer sur l’évolution des recherches qui les concernent. C’est du coup comme si nous n’avions plus tout à fait droit de cité dans la Cité. »

Elle y revient aussi sur ce qu’elle a ressenti au moment de la sortie de Michèle Martin… Une décision que bien entendu, elle ne comprend pas… Quelle est la justice ? Pourquoi aller diminuer la peine d’une femme, alors que celle des victimes et de leurs familles ne s’arrêtera jamais ?

Il y a une phrase d’Albert Einstein, citée dans le livre, que j’aime particulièrement, même si elle est terrible au final…

« Le monde est dangereux à vivre non tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »,

Il y a une autre phrase, de Christian Bobin, qui m’a particulièrement touchée :

« Tout le mal dans cette vie provient d’un défaut d’attention à ce qu’elle a de faible et d’éphémère »

Et c’est tellement vrai ! Si on reconnaissait un peu plus la fragilité de la vie, à quel point tout peut chavirer du jour au lendemain, à quel point cet équilibre est précaire… Si certaines personnes faisaient un peu plus attention aux conséquences de leurs actes sur eux-mêmes, mais aussi sur les autres, peut-être, j’ose l’espérer, agiraient-ils différemment…

Vous l’aurez vu, cet avis de lecture est à mon avis complètement décousu… Je vous le livre tel que les idées me sont venues, sans filtre ou presque…

Si vous avez suivi cette histoire, je vous conseille vraiment cette lecture… Même si vous n’y avez pas prêté attention plus que ça finalement… si tant est que ce soit possible. Derrière tant de détresse se cache une leçon d’espoir, de courage, mais aussi des questionnements sur notre société et sur la justice telle qu’elle est, a été, et devrait être…

Un livre qui est là pour nous délivrer son message, sans tomber dans le larmoyant, sans tomber dans la superficialité, sans tomber dans l’excès… juste dans les faits et les émotions au jour le jour d’une mère désenfantée. 
Un livre d’une profondeur qui m’a bouleversée…