Ne dis rien à papa ( François-Xavier Dillard )

Titre : Ne dis rien à papa
Auteur : François-Xavier Dillard
Maison d’édition : Belfond
Sortie : 15 Juin 2017
# de pages : 350 pages
Genre : Thriller

L’instinct maternel est l’arme la plus puissante au monde. Surtout quand on la retourne contre ses propres enfants.
Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visons imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante.

Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l’un, une propension à la mélancolie et, chez l’autre un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu’elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au coeur d’images qu’elle voudrait tant oublier… À n’importe quel prix…

Et lorsqu’un nouveau voisin s’installe dans la grande maison, elle souhaite offrir le portrait d’une famille parfaite. Mais chaque famille a son secret et le sien est le plus terrible qui puisse exister.

Une histoire bien menée, le thème des relations entre jumeaux m'a plu.

Ce que j’en pense?

J’avais adoré le précédent livre de l’auteur, Fais-le pour maman, même si ce n’était pas un coup de coeur… Et autant vous le dire tout de suite pour ne pas vous faire patienter trop longtemps, celui-ci fut encore meilleur !!

Déjà, le thème du livre… On y parle certes famille, mais surtout secrets, souffrances, et enfants… tout de suite ça me plaît… Quand on vient me parler d’instinct maternel peu conventionnel qui devient un danger pour les enfants, … je ne peux qu’avoir envie de lire.

Je dois vous dire que l’on rentre dans le roman de manière assez fracassante… Une personne, enterrée vivante, qui sort de sa tombe à la force des mains pour gratter le sol… Mais je vous rassure, on n’est pas dans un énième épisode de Walking Dead… Les descriptions et les événements sont malgré tout décrits de manière assez choc.

« Maintenant, ça repart, et à toute vitesse, il y a d’autres enfants, plus jeunes, une fille, elle a l’air si timide, et puis un homme, plus âgé, il embrasse une femme très jolie, blonde. Il y a à présent une immense table, un déjeuner, une fête peut-être. Oui, il y a un gâteau, des bougies. Un enfant qui souffle, encouragé par les autres, et soudain le visage du bambin qui explose… »

Tout au long du roman, on va découvrir plusieurs histoires de front : celle de cette personne retrouvée enterrée vivante en Australie, celle de Fanny, mère de famille dévouée aux jumeaux assez différents et particulier, celle de Glenn, un jeune pianiste mais célèbre qui vient s’installer à côté de chez eux, Celle d’une jeune fille, étudiante,qui se fait violer, et celle d’un policier qui enquête sur une série de meurtres.

Je dois vous avouer qu’au départ, je me suis dit « mon dieu, mais dans quoi je m’embarque, comment je vais m’y retrouver dans toutes ces histoires parallèles… moi qui ai un mal fou à m’y retrouver quand il y a plus de deux histoires de front… »… D’ailleurs, au quart du livre, je me demandais encore où l’auteur voulait nous emmener, pourquoi avoir mis en place autant de scénarios différents dans une même histoire, et surtout dans quel but…

Pourtant, tout au long du roman, les choses vont s’imbriquer, on va comprendre quel est le dénominateur commun entre toutes ces histoires si différentes soient-elles…

Point de vue du rythme, on y va bon train… les chapitres sont super court, et ça donne un tape-tuner de folie et une montée de la pression que j’ai adorée. Chaque chapitre apporte sa petite pièce à l’édifice, et c’est juste parfait… tout ce que j’aime. Chaque chose à sa place, chaque événement prend tout son sens….

Si vous me suivez depuis un petit temps sur le blog, vous savez que les histoires de jumeaux, c’est quelque chose qui me fascine, et Arno et Victor n’ont pas fait exception à la règle… Ils sont si différents l’un de l’autre, j’ai adoré découvrir leur relation, leurs rapports l’un à l’autre, etc… et de voir l’influence qu’ils peuvent avoir l’un sur l’autre…

Point de vue des meurtres évoqués, je dois avouer qu’ils sont assez sanglants, assez particuliers… Pourtant, ils ne nous sont pas jetés sanguinolents au visage, l’auteur nous en dit juste assez que pour que l’on puisse imaginer le reste… et faire travailler mon imagination sur un meurtre, j’aime ça 🙂

« – Eh bien, voilà, la plupart de ses os ont été cassés, ses doigts, les clavicules, l’humérus, le fémur, le péroné… Messieurs, vous avez devant vous un homme brisé, au sens propre du terme ! Les épaules du professeur Flachat sont alors secouées par de petits spasmes provoqués par le fou rire intérieur que sa blague vient de déclencher. Tout son corps s’agite de manière frénétique. Rémi Dubois soupire. Peut-être que le meurtrier a voulu leur faire passer un message, ou peut-être pas… »

Allez, une petite référence littéraire que j’ai appréciée…

« Elle avait plaisanté sur le livre de Douglas Kennedy, Piège nuptial, l’histoire de ce type qui se retrouve marié de force et intégré dans une famille d’Australiens dégénérés qui passent leur temps à faire du pâté de kangourous, à se bourrer la gueule et à se battre. »

Ce livre est dans ma PAL en roman graphique et en roman, ça me donne presque envie de l’en sortir plus vite que prévu… ça vous le fait aussi, d’avoir envie de lire un livre évoqué dans le roman que vous êtes en train de lire ?

Vous l’aurez compris, ce livre est pour moi une belle réussite… Je l’ai préféré au précédent, et guetterai la prochaine sortie de l’auteur..

Lu en partenariat avec la maison d’édition via Netgalley

Autre livre de l’auteur, lu et chroniqué sur le blog:

Au début des années 70, Sébastien, 7 ans, vit seul avec sa mère et sa sœur adolescente, Valérie. Leur mère arrive tant bien que mal à joindre les deux bouts, malgré ses deux emplois qui lui prennent tout son temps et toute son énergie. Une dispute de trop avec sa fille qui dégénère, et c’est le drame familial. Valérie survivra à ses blessures mais la police ne croit pas à la version de la mère accusant son petit garçon d’avoir blessé sa soeur. La mère prendra 5 ans de prison. Des années plus tard, et grâce à ses parents adoptifs, Sébastien mène une vie « normale », alors que sa sœur vit dans un institut spécialisé et que sa mère n’est jamais reparue après sa sortie de prison. Sébastien est devenu un père et un médecin exemplaires. Jusqu’à de mystérieux décès d’enfants parmi ses patients et avec eux, le retour funeste des voix du passé…

#GiveAway – 3 lots de marque-pages à remporter

Bonjour tout le monde,

J’avais envie de vous proposer aujourd’hui un petit GiveAway spécial marque-pages…

Je me commande souvent des marque-pages sur différents sites, et j’aime bien, de temps en temps, en prendre un (ou un lot) en plus pour pouvoir vous les proposer de temps en temps…

Aujourd’hui, je vous propose donc trois lots, sur des thèmes assez différents, j’espère que vous y trouverez votre bonheur…

Les lots:

Lot 1: 6 marque-pages inspiration asiatiques

Lot 2: 6 marque-pages Chats

Lot 3: 6 marque-pages TOTORO

Les conditions de participation: 

C’est les vacances, on se la fait cool 🙂
Je n’avais pas envie de faire quelque chose de compliqué, c’est pourquoi j’ai préféré faire un système de GiveAway…

Donc pas de question particulière, pas de conditions spécifiques, il vous suffit de laisser un commentaire sous cet article avec le numéro du lot pour lequel vous désirez participer
Vous pouvez participer pour 2 lots si le coeur vous en dit…

Bien entendu, la politesse est de mise quand même, on n’est pas des sauvages 🙂
Je ne vous oblige pas à partager le concours, mais ça fait toujours plaisir 🙂

Si ce genre de petits concours vous plait, j’en ferai de temps en temps, genre un par trimestre, pourquoi pas 🙂

Le concours est ouvert du 10 au 23 juillet. Je ferai ensuite un tirage au sort pour chaque lot.
Je ne mets aucune restriction géographique, le concours est ouvert au monde entier 🙂 c’est plus sympa…

 

Bonne participation à tous 🙂 

Tu tueras l’ange de Sandrone Dazieri

Titre : Tu tueras l’ange
Auteur : Sandrone Dazieri
Maison d’édition : Robert Laffont (La bête noire)
Sortie : 18/05/2017
# de pages : 608 pages
Genre : Thriller

La mort rôde, aussi belle que fatale. Serez-vous sa prochaine victime ? Lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, la police fait une macabre découverte : tous les passagers de la classe affaires sont retrouvés morts. Si les premiers indices orientent l’enquête vers un attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, muscles d’acier et âme fragile, est persuadée du contraire. Pour elle, seul Dante Torre, l’« Homme du silo », est capable d’y voir clair dans ce brouillard de mensonges et de fausses pistes. Très vite, ils découvrent que ce massacre n’est que l’énième épisode d’une longue série de carnages, sur laquelle plane l’ombre d’une mystérieuse figure féminine. Elle ne laisse aucune trace, juste un nom : Giltiné, l’ange lituanien des morts.

J'ai trouvé ce livre juste terrible ! Génial ! Addictif !

J’avais entendu beaucoup de positif sur Tu tueras le père, le premier opus de cette saga… Je ne l’avais pas lu, mais heureusement, à part quelques petites références dans Tu tueras l’ange, le fait de ne pas l’avoir lu n’a pas entaché ma lecture.

C’est un thriller très sombre, et je ne pense pas qu’il conviendra à n’importe qui… je trouve qu’il faut malgré tout avoir le coeur bien accroché… On n’est pas dans du gore, loin de là, mais j’ai trouvé l’émotionnel à un très haut niveau… les âmes (trop) sensibles auront sans doute un peu de mal.

Ce qui est assez terrifiant avec ce livre, c’est qu’il est vraiment sorti à un moment raccord avec l’actualité… De nos jours, les attentats font malheureusement partie de notre quotidien, et c’est ce qui fait que ce livre est tellement là à nous prendre aux tripes.

« L’attentat a déjà été revendiqué. Par Daesh. 5 SUR LA VIDÉO, qui semblait avoir été prise avec un smartphone, apparurent deux hommes de taille moyenne, vêtus d’un jean et d’un T-shirt sombre, portant des capuches noires et des lunettes de soleil. »

De plus, les descriptions sont assez équivoques et explicites… On a juste l’impression d’assister aux scènes, même les plus dures… de les vivres aux côtés de Colomba. Idem pour les descriptions des attaques, des tirs : ils sont tellement bien décrits que j’en avais le coeur qui se serrait, avec le malaise que cela pouvait provoquer.

« Elle éclaira des corps renversés sur les sièges, tombés sur le sol. Putain, qu’est-ce qu’il s’est passé ici ? Elle entra avec précaution, prenant garde à ne rien piétiner. Le cadavre le plus proche de la porte était celui d’un passager d’une soixantaine d’années, vêtu d’un costume gris ; il avait été projeté par terre, les mains entre les jambes, la tête en arrière. Le sang qui avait jailli de sa gorge lui avait recouvert le visage d’un masque rouge. Colomba avança encore. Derrière le passager en costume gris, un jeune homme, la chemise ouverte et le pantalon slim blanc taché d’excréments, tenait encore à la main son portable qui vibrait. Il était étendu en travers du couloir. Un verre avait roulé devant son visage, et le sang qui coulait de son nez l’avait coloré de rouge. À sa gauche, il y avait un vieil homme, encore assis à sa place, empalé au niveau de la bouche par sa canne, qui avait par la même occasion fracassé son dentier – ce dernier gisait sur son torse au milieu du sang et de traces de vomissures séchées. Elle découvrit également deux hommes d’origine asiatique, dont les habits indiquaient qu’ils appartenaient au personnel de restauration. Le premier avait été projeté sous la table de service recouverte de sachets de sucre éparpillés, l’autre était tombé sur les genoux d’une femme d’une quarantaine d’années, en tailleur et talons aiguilles, qui semblait avoir voulu le bercer dans ses bras avant de mourir. Colomba sentit ses poumons se contracter et elle inspira profondément. Maintenant qu’elle s’y habituait, elle percevait derrière la puanteur un étrange arrière-goût douceâtre qu’elle ne parvenait pas à identifier. Cela lui rappelait les expériences culinaires ratées de sa mère, qui faisait régulièrement cramer des gâteaux dans le four, quand Colomba était petite. Elle s’avança jusqu’au fond du wagon, enveloppée d’un vague sentiment d’irréalité. »

Je dois avouer que ce passage m’a au départ laissée un peu perplexe : comment, avec tout ce qui reste du désastre du wagon, personne n’a rien entendu dans le wagon d’à côté ? Bref.

Point de vue des personnages, j’ai ADORÉ celui de Dante Torre. Je l’ai trouvé très intéressant, très bien approché… J’ai vraiment apprécié son côté « fracturé », toute sa fragilité, ses tocs, ses angoisses,… qui pourtant font sa force. Découvrir son histoire par fragments m’a happée… Il est très attachant même si je suis certaine qu’il tapera sur le système de plus d’un… J’aurais aimé le voir un peu plus présent malgré tout.

La complicité qu’il a avec Colomba est assez déroutante et c’est peut-être là la seule chose qui me fait regretté de ne pas avoir commencé par Tu tueras le père : le fait d’avoir l’impression d’avoir manqué un grand pan de leur histoire commune.

Le suspense, quant à lui, est mené d’une main de maître : il monte crescendo, le rythme s’accélère petit à petit, nous emporte dans un tourbillon dont on n’a pas envie de sortir… L’atmosphère est lourde, pesante, oppressante, … Une tension palpable et omniprésente, car à aucun moment, elle ne se relâche en cours de roman.

Au départ, j’ai eu un peu peur que cela ne parte dans tous les sens, mais au final, pas du tout, tout se met en place très « naturellement ».

Par contre, si je pense qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier tome pour lire ce second, ce second donne très envie de découvrir le troisième, à venir.

***

S’il y a une phrase « choc » que j’ai envie d’épingler de ce roman :

« Il y a des fanatiques dans toutes les religions. Et aussi des fanatiques qui n’ont pas de religion, aussi étrange que cela puisse paraître. »

Il y a également celle ci :

« Ce que j’ai voulu vous démontrer, aujourd’hui, ce n’est pas qu’il ne faut croire en rien ni qu’il faut croire à tout, mais qu’il faut toujours vous poser des questions. Si quelqu’un vous donne une vérité préemballée, ouvrez le paquet et regardez à l’intérieur. Peu importe qui vous la sert sur un plateau : un politicien, un journaliste, un policier ou quelqu’un comme moi. Vérifiez les faits. Cherchez vos propres réponses. »

Je trouve que ce « conseil » correspond bien à ma philosophie de vie : s’informer, de différentes sources, pour faire son propre avis…

C’est une chose que j’ai aimée dans ce roman… au delà de l’histoire en elle-même, il y avait d’autres choses à en tirer… Je ne vais pas utiliser le terme de leçons de vie, mais plutôt des petites bien à propos disséminées ça et là et qui vont bien au delà du livre qu’on lit, qu’on referme et qu’on oublie.

Toutes les références aux attentats divers qui ont également touché la France, comme celui de Nice, ça m’a serré le coeur… Au départ, je me suis même dit que c’était un peu osé de se servir de cela pour asseoir son histoire alors que beaucoup sont encore sous le choc. Mais je trouve aussi que c’est une manière de rendre hommage aux victimes, car quiconque lire ce livre se souviendra aussi de ces tristes événements, et aura une pensée pour eux, du moins je l’espère.

Lu en partenariat avec la maison d’édition via Netgalley

Le dernier péché de Rebecka Alden

Titre : Le dernier péché
Auteur : Rebecka Alden , Trad. du suédois par Lucas Messmer
Maison d’édition Éditions Denoël
Sortie : 01/06/2017
# de pages : 368 pages
Genre : Thriller (psychologique)

Vous pensiez qu’il n’existait que sept péchés capitaux? Voici le huitième, et il est redoutable… Brillante auteure et conférencière, Nora sait convaincre son public que le bonheur et la réussite sont à la portée de chacun, pour peu que l’on s’en donne la peine. Ce bonheur, elle a décidé de le construire après son accident, survenu dix ans plus tôt lorsqu’elle est tombée du septième étage et a miraculeusement survécu. Elle vit à présent avec son mari, Frank, qui est aussi son agent, et leurs deux enfants, dans un quartier résidentiel cossu. Une fois par an, Nora organise pour tout le voisinage une somptueuse fête où elle joue à merveille son rôle d’hôtesse. Mais ce tableau idyllique est un jour bousculé par l’arrivée de Klara, qui s’installe dans la maison d’en face. Alors que Nora s’attaque à son prochain best-seller – un roman sur les sept péchés capitaux –, Klara se montre une voisine de plus en plus présente. Charmante et gaie, elle séduit tout le monde. Seule Nora ressent un profond malaise. Petit à petit, des fragments de son passé lui reviennent et un soupçon se met à la hanter : et si cette chute, dix ans plus tôt, n’avait pas été accidentelle?
 
❤ Une fabuleuse découverte!

Ce que j’en pense?

Vous le savez, les thrillers qui parlent de passé qui revient à la surface, c’est vraiment ma tasse de thé.. C’est quelque chose que j’aime énormément… De fait, on ne sait jamais à quoi s’attendre dans ce genre de lecture, et c’est ce que j’aime, me faire surprendre.

Du coup, je peux vous dire que le résumé de celui-ci a immédiatement attiré mon attention.

Ce thriller psychologique a été un vrai coup de coeur pour moi…

Point de vue de l’écriture, elle est hyper intuitive, tout coule de source, on ne se voit pas avancer dans le roman… La division en chapitre est bien mise en place, ce qui rend la lecture très fluide, que du bonheur… (pour nous, pas pour le personnage central, vous vous en doutez…)

De plus, le suspense est rondement mené : personnellement, chaque fin de chapitre me donnait envie d’en savoir plus… que dis-je, chaque page me donnait envie d’en lire une de plus, puis une autre, etc… Ça m’a d’ailleurs surprise, car ces derniers temps, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans les différents romans que j’ai pu lire, je m’ennuyais facilement, je lisais quelques pages et le reposais… Ici, ce fut tout le contraire.

Et il fait reconnaître que l’auteur a pris un malin plaisir à nous mener de fausse piste en fausse piste, et ça, j’adore… Pourtant, tous les indices nécessaires sont disséminés au fil du roman, mais malgré tout, on se fait avoir… En tous cas, ce fut le cas pour moi. Un sans faute.

Dans son thème et la façon dont il est abordé, c’est un roman assez moderne et dans l’air du temps : on fait attention à son apparence, et surtout on est accro aux réseaux sociaux et médias, « comme si notre vie en dépendait ». (Je dis ça, mais je suis la première à les consulter le matin au réveil 🙂 ). Normal me direz-vous, puisque Nora, étant auteure, est un « personnage public » avec tout ce que cela a comme implication de nos jours.

J’ai adoré le personnage de Nora, et là aussi, chose qui ne m’était plus arrivée depuis longtemps dans un thriller, je me suis complètement identifiée à elle… Ce qui m’y a bien aidé, c’est que la psychologie des personnages est très bien travaillée, je trouve (ce qui, il faut le dire, est un énoooorme avantage dans les thrillers psychologiques, sinon, ils sont vite fades).

Ce qui fait que ce genre de romans psychologiques me plaît autant, c’est que, comme dans Derrière la haine, de Barbara Abel (dont vous trouverez ma chronique ici), ce sont des romans « effrayants » par le fait qu’ils se passent dans une proximité avec nos vies, ça pourrait se passer dans la maison d’à côté sans que l’on ne se doute de rien ! Ce sont des gens « comme nous », qui vivent une vie normale, jusqu’au drame. Pas de sang, pas de meurtre, pas de course effrénée après la mort, … Juste une vie banale qui explose sans crier gare.

En bref, j’ai vraiment adoré ce roman… Seul défaut : j’étais triste de voir que j’arrivais à la fin, je serais bien restée quelques dizaines de pages de plus en compagnie de la plume de l’auteur et des personnages.

J’ai d’ailleurs bien envie de tenir à l’oeil les prochaines sorties littéraires de l’auteur pour me les procurer à leur sortie…

Une très belle découverte que je vous conseille.

Lu en partenariat avec la maison d’édition

Lire en thème – Bilan du mois de Juin et lancement du thème de Juillet

lireentheme

Le groupe Facebook où se passe le challenge, c’est par ici… 

Bonjour tout le monde,

C’est parti pour le récap des lectures ayant pour thème

Un livre dont la couverture comporte majoritairement du végétal (arbre, fleurs, plantes, ….) 

(en fin d’article, vous retrouverez le nouveau thème du mois)

Un clic sur une cover vous mènera à leurs chroniques 🙂

Martine/Tortue a lu Le mystère des Gentianes, de Mary Alistair. 

Pour les fêtes de fin d’année, le commissaire Morgeon a réussi à prendre des congés. La neige tombe chaque jour, isolant Passe-Renard, son repaire. Aux Gentianes, hameau voisin, se terre une jeune femme mystérieuse. Enceinte et solitaire, elle intrigue le commissaire qui apprend par un de ses collègues qu’un trafic de chiens a été repéré dans la région. Des chiens de race sont volés et revendus à l’étranger.

La neige tombe à nouveau et Morgeon offre l’hospitalité à Hélène qui est sur le point d’accoucher…

Pour ma part, j’ai lu Les Mystères d’Avebury de Robert Goddard. 

Été 1981. Alors qu’il attend à la terrasse d’un café, David Umber est témoin d’un fait divers qui va bouleverser son existence. Trois jeunes enfants qui se promenaient avec leur baby-sitter sont victimes d’une terrible agression. Un homme kidnappe Tasmin, deux ans, et s’enfuit à bord de son van. Alors qu’elle essaye de s’interposer, la petite Miranda, sept ans, est percutée par le véhicule. Tout se passe en quelques secondes. David, comme les deux autres témoins de la scène, n’a pas le temps de réagir. À peine peuvent-ils donner une vague description de l’agresseur.
Printemps 2004. Prague. Après une histoire d’amour avortée avec la baby-sitter des enfants, David a tout quitté pour refaire sa vie. Il est contacté par l’inspecteur-chef Sharp, chargé à l’époque de l’enquête. Sharp lui demande de l’accompagner en Angleterre pour essayer de faire enfin toute la lumière sur la disparition de Tasmin. Littéralement hantés par cette affaire, les deux hommes reprennent un à un tous les faits. Bientôt de nouvelles questions se posent sur la configuration des lieux, sur la présence des témoins, sur la personnalité des victimes. Le drame cache en réalité encore bien des secrets.
Ne voit-on jamais que ce que l’on a envie de voir ? Dans les histoires d’amour comme de meurtre, la réalité est souvent bien différente de ce que l’on aimerait qu’elle soit. Le maître du thriller britannique tisse ici une intrigue passionnante où les rebondissements se succèdent sans répit jusqu’à la résolution finale.

Je dois avouer que si le résumé me tentait beaucoup, je me suis ennuyée car pas assez d’action à mon goût… J’ai trouvé le livre beaucoup trop lent, et c’est dommage.

Riz-deux-Zzz a lu 3 livres pour cette session: Intelligences de J.-L. Espinasse, Ceux qui restent de Jane Casey, et Tu tueras l’ange, de Tu tueras l’ange de Sandrone Dazieri.

Une Intelligence totalement immatérielle, que Tom baptisera plus tard « Zedi », traverse l’univers depuis longtemps pour assurer pacifiquement sa survie. Elle finit par détecter la planète Terre où elle perçoit l’existence d’une forme de vie. Séduite, elle décide de mettre fin à son voyage et échoue au cœur de la cité Hautefort à Marseille.
Elle y rencontre l’esprit de Tom, un jeune attardé mental qui subit les violences et brimades des membres de son quartier. Sans corps organique ni sens réceptifs, l’Intelligence découvre alors qu’elle peut s’immiscer dans l’enveloppe corporelle de Tom, son unique chance pour se développer et survivre dans un monde fait de matérialité dont elle ignore tout.Cette improbable association entre deux créatures que tout oppose va décupler les capacités intellectuelles de Tom. 
Mais les choses ne sont pas si simples. À présent doué d’une intelligence démesurée, Tom entreprend la fondation d’une nouvelle forme de société, innovante et collaborative, mais va rapidement se heurter aux réflexes xénophobes et aux institutions qu’il dérange…

« En bref, c’est une très bonne découverte malgré les a-prioris que j’avais au début de ma lecture. Jean-Luc Espinasse sait parfaitement bien mettre à l’aise son lecteur en expliquant simplement et de façon ludique les bases de l’Intelligence Artificielle. Cette histoire met en avant les problèmes de la société actuelle à travers des situations ancrées dans notre réalité : à mettre entre toutes les mains pour ouvrir les yeux sur le monde. »

Par un après-midi d’été, Charlie, douze ans, disparaît. On ne retrouvera jamais son corps. Dernière personne à l’avoir vu vivant : Sarah, sa petite soeur. Seize ans plus tard, dans la même ville, Sarah découvre dans les bois le cadavre de la jeune Jenny, son élève. Le cauchemar de son enfance resurgit… Décidée à affronter son passé, Sarah va rouvrir seule l’enquête sur son frère. Mais bientôt, la jeune femme se sent épiée et menacée. Celui qui lui a pris son frère rôde-t-il encore? Les deux affaires sont-elles liées? Pour le moment, leur seul point commun, c’est le témoin principal : Sarah. Est-elle en danger?

La chronique suivra… vous la retrouverez sur le blog de Riz-deux-Zzz

 

La mort rôde, aussi belle que fatale. Serez-vous sa prochaine victime ? Lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, la police fait une macabre découverte : tous les passagers de la classe affaires sont retrouvés morts. Si les premiers indices orientent l’enquête vers un attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, muscles d’acier et âme fragile, est persuadée du contraire. Pour elle, seul Dante Torre, l’« Homme du silo », est capable d’y voir clair dans ce brouillard de mensonges et de fausses pistes. Très vite, ils découvrent que ce massacre n’est que l’énième épisode d’une longue série de carnages, sur laquelle plane l’ombre d’une mystérieuse figure féminine. Elle ne laisse aucune trace, juste un nom : Giltiné, l’ange lituanien des morts.
 

« En bref, une suite un peu en-dessous de Tu tueras Le Père pour moi, notamment à cause du thème d’ouverture qui utilise un fait d’actualité que je n’apprécie pas particulièrement. Le manque de Dante m’a également frustrée mais Sandrone Dazieri se rattrape tout de même grâce à sa plume agréable et sa façon de captiver le lecteur. »

Merry a lu Bon retour en enfer, de Florence Lemaire

Le commissaire Laure Tardieux est de retour dans sa ville natale à une cinquantaine de kilomètres de Marseille, après vingt ans d’absence. Elle a fui cette ville, adolescente, après avoir connu l’enfer. Laure doit se faire une place dans cette ville où elle a tant souffert, remplacer un commissaire aimé de tous, être acceptée de ses nouveaux collègues et du procureur qui l’a à l’œil. C’est d’autant plus difficile que son retour est ponctué par la découverte d’une série de cadavres de jeunes filles à moitié calcinés, donc difficilement identifiables. Pour rendre son jeu encore plus palpitant, le tueur a décidé de placer la jeune femme au centre de son attention. Il lui adresse des messages très personnels et la menace directement. Que doit-elle en conclure ?

« En bref, ce texte est un bon petit roman policier pour passer le temps. Il ne faut pas le lire en cherchant la petite bête quant au style ou à l’enchaînement des actions, mais bien pour un outil de loisir permettant de s’évader. Ainsi, vous vivrez un moment sympa. »

 

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Passons à la suite, à savoir, le thème du mois prochain…

ce sera donc :

Les livres dont le titre ne comporte qu’un seul mot 

Une petite sélection de titres qui se trouvent dans ma PAL…

 

 

Bonne journée