Sous nos yeux (Cara Hunter)

Alerte enlèvement : la petite Daisy Mason, 8 ans, a disparu lors d’une fête, donnée dans le jardin de ses parents. Elle était déguisée en pâquerette : elle portait une robe, des collants et des chaussures vertes, ainsi qu’une coiffe avec des pétales blancs. Et personne n’a rien vu. L’inspecteur Adam Fowley, qui prend en charge l’enquête, sait bien que, dans 90% des cas, c’est un proche qui a fait le coup. Il a lui-même perdu un fils, Jake, quelques mois plus tôt. Or, la famille de Daisy compte son lot d’étranges individus : sa mère fait ce qu’elle peut pour préserver les apparences, son père se montre systématiquement sur la défensive, et le petit frère ne dit pas un mot… Le vernis de respectabilité si cher à ce quartier de la classe moyenne s’effrite peu à peu sous la pression de l’enquête, des rumeurs et des réseaux sociaux. Les Mason, famille modèle, préfèrent parfois le mensonge par omission à la vérité, et des secrets inavouables sont sur le point d’éclater

20/20 Un gros coup de coeur !

WAOUW, voilà le mot qui me vient en tête une fois ce livre refermé… J’ai relu la première page après avoir lu la dernière, et je me suis dit waouw, on est parti de là pour en arriver à cette chute !
Vous l’aurez compris, ce livre a été un coup de coeur pour moi, je l’ai tout simplement adoré !

Vous devez commencer à me connaître, les histoires de disparitions d’enfant, tout ça tout ça, c’est quelque chose qui me branche pas mal, mais certes, si le thème peut sembler redondant, il y a certains romans qui se détachent vraiment du lot, et pour moi celui-ci en fait partie

Tout commence donc de manière très classique : la petite Daisy, 8 ans, disparaît lors d’un grand barbecue donné par ses parents, personne n’a rien vu, rien entendu… et comme très très souvent dans ce genre d’histoires, les personnes que l’on soupçonne en premier, ce sont les parents… (à tord ou à raison ? Ah ah, ne comptez pas sur moi pour vous spoiler…)

« La disparition d’un enfant provoque toutes sortes d’émotions. Angoisse, panique, déni, culpabilité. Je les ai toutes vues, seules ou associées. Mais il y a une expression sur le visage de Barry Mason que je n’avais jamais vue. Une expression impossible à définir. Quant à Sharon, elle serre les poings à s’en faire blanchir les phalanges. »

Vous l’aurez compris, les parents sont des personnages assez complexes, et tout au long du roman, ils le resteront. Finalement, c’est bien entendu ce qui rend le roman si intéressant, le fait de douter, de ne pas savoir, de voir les soupçons aller de l’un à l’autre, de découvrir les sombres secrets des uns et des autres… (car oui, une histoire de ce genre sans qu’il ne remonte des secrets enfouis, ce serait moins intéressant, vous vous en doutez bien…)

Même si l’histoire tourne autour de la disparition de Daisy, c’est sans aucun doute le personnage auquel je me suis le plus attachée… une gamine de 8 ans qui semble détonner dans sa famille,… ce qui du coup la rend attachante, et on a d’autant plus envie de savoir ce qui s’est passé…

La plume de l’auteure est très fluide, très agréable, je n’ai trouvé aucune lourdeur, aucun temps mort non plus, car les informations et les révélations nous sont distillées au bon moment pour garder le lecteur en haleine, et lui donner envie d’aller plus loin dans le roman. On ne s’ennuie pas du tout.

Il y a un côté très « british » que j’aime beaucoup et que l’on retrouve souvent dans les romans anglais, également, très digne, posé, pas d’effusions de cris, de larmes, on reste dans la retenue… ça change un peu des romans US où les parents, généralement, hurlent à tout va.

On suit l’histoire du point de vue du policier qui mène l’enquête, et l’auteure fait surgir des informations tellement diverses et variées (comme c’est le cas dans les « vraies » enquêtes, finalement, en cas de disparition.. on gratte sous la surface de la vie apparemment parfaite de la famille, et tellement de choses peuvent remonter) qu’au final, on en vient à douter du vrai, du faux, et se demander si nos certitudes sont si certaines que ça… et c’est ce que j’aime dans ce genre de romans.

On vogue entre le passé et le présent, et ce que j’ai aimé, c’est que les changements de période abordée sont bien établis dans le livre, c’est indiqué clairement (x jours avant la disparition, x jours après la disparition) … Alors oui, dit comme ça peut vous paraître stupide, mais il n’y a rien qui m’énerve plus que ces romans qui font des aller-retour dans le temps au point de perdre le lecteur, qui ne sait plus à quel moment il se trouve…

Un aspect que j’ai vraiment adoré dans ce roman, c’est la place des réseaux sociaux, et plus particulièrement de Twitter. Je trouve que si d’habitude, les médias/réseaux mis en avant sont les journaux – bien entendu – et Facebook,c’est le premier que je rencontre qui donne une place centrale à Twitter.

Le réseau est utilisé d’une part pour essayer de trouver des témoins, pour soutenir les parents et la police dans les recherches (ce qui est un côté positif),

  

Mais d’un autre côté, il y a les autres, ceux qu’on a déjà tous « rencontrés » virtuellement, qui se sentent forts et invincibles derrière leur écran, se croient tout permis, et déverse toute leur rage, et qui font que ça tourne presque au harcèlement, au pugilat en place publique, et en incitation à la haine… Certains tweets allaient loin, et malheureusement, collent tellement avec ce que l’on peut lire sur les réseaux en cas de drame…
Le côté bien noir et négatif des réseaux sociaux, où les gens s’y permettent ce que jamais ils ne feraient en face à face. (je ne vous en mets pas d’extrait pour ne pas spoiler des infos sur le déroulement de l’histoire)

L’auteure nous emporte assez loin dans des hypothèses parfois très sombres, et j’ai trouvé ça assez réaliste, au final, car avec tout ce que l’on peut voir aux informations ces derniers temps, ces hypothèses ne sont pas aussi farfelues et exagérées que ça, malheureusement… Mon coeur se serrait, par moment, et je me disais « oh non, pas ça »..

J‘ai trouvé qu’elle avait mis beaucoup de soin à travailler le psychologique de ses personnages, à travailler chaque petit détail de leur personnalité, au point que finalement, on a tellement l’impression de les connaître personnellement, et ça, c’est juste parfait pour ce genre de romans.

Le twist final… qu’en dire… il m’a laissée complètement abasourdie, je ne l’ai pas vu venir du tout, et j’ai été juste scotchée de découvrir ce qui, finalement, était arrivée à la petite Daisy…

Cette lecture m’aura vraiment embarquée du début à la fin, et je vous la conseille vivement… Première enquête de l’inspecteur Fawley qui, je l’espère, ne sera pas la dernière, car j’ai déjà hâte de retrouver la plume de l’auteure !

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Souvenirs effacés de Arno Strobel

L’enlèvement de son fils… Sa fuite nocturne à travers le parc… Le coup sur la tête… A son réveil d’un coma de deux mois, Sibylle a l’impression de se souvenir de tout. Elle a 34 ans, vit avec son mari dans une ville voisine.
Étrangement, le médecin à son chevet lui assure qu’elle n’a jamais eu d’enfant. Sibylle décide alors de fuir l’hôpital en pleine nuit pour rentrer chez elle.

Une automobiliste stoppe et la raccompagne jusqu’à son domicile. Mais, lorsque son mari ouvre la porte, il ne la reconnaît pas, malgré les détails intimes qu’elle lui livre.
A qui Sibylle peut-elle faire encore confiance ? Et qui est-elle vraiment ?

Une lecture géniale pour l'été: du thriller sympa et accessible...

J’ai découvert la plume de Arno Strobel par la lecture de son livre « Enterrées vivantes », dont vous trouverez la chronique ici… Je l’ai lu il y a peu, à sa sortie en poche chez L’Archipoche, et j’avais vraiment apprécié cette lecture à la fois prenante et pas trop prise de tête.

Pour Souvenirs effacés, le schéma est un peu le même…

On entre directement dans le vif du sujet, quand Sibylle, une jeune femme, se réveille dans ce qui semble être une chambre d’hôpital assez glauque (pas de fenêtre, pas de sonnette pour appeler de l’assistance, pas d’infirmière… ). Elle ne semble pas avoir de signe extérieur de traumatisme, et pourtant le médecin qui vient lui rendre visite lui annonce qu’elle est restée inconsciente pendant 2 mois. Quand elle demande à voir son mari et son fils, les choses se compliquent : le médecin lui affirme qu’elle n’a jamais eu de fils ! Commence alors la longue quête de Sibylle à la recherche de sa mémoire et de la vérité…

Alors oui, le thème de l’amnésie, c’est un sujet assez récurrent d’une part, mais qui par ailleurs peut être amené et travaillé de tellement de manières que je le trouve très intéressant. Je m’intéresse beaucoup à ce sujet des pertes de mémoires, que ce soit au travers d’amnésie due à un traumatisme ou à une maladie. Donc autant vous dire que j’étais dans mon élément …

Les personnages sont relativement bien travaillés et amenés, de manière à savoir amener le trouble chez le lecteur… en tous cas, ça a marché avec moi… Sibylle a-t-elle toute sa tête ou est-elle folle ? Est-ce que ces personnes qui semblent vouloir l’aider sont dignes de confiance alors qu’ils ne semblent pas être dans le même camp… A qui se fier, du coup ? Au fil du livre, on adore puis se méfie des personnages, à tour de rôle…

Sibylle est un personnage très attachant… on a vraiment envie de l’aider, de l’accompagner dans sa recherche de la vérité, car on la sent vulnérable, on la sent fragile, on la sent déstabilisée… c’est le genre de protagoniste que je prends vite en affection…Surtout qu’il faut le reconnaître, l’auteur lui en fait voir, rien ne lui est épargné, aucun répit accordé… de coups dur en déceptions, de difficulté en découragement, elle va pourtant continuer sa route encore et encore, avec une rare détermination…

La plume de l’auteur est toujours aussi agréable, c’est le roman thriller par excellence pour l’été : on est pris dans l’engrenage de l’histoire, on n’a pas envie de lâcher le livre, mais malgré tout, ce n’est pas trop prise de tête et ça se lit facilement. On se fait balader de droite à gauche par l’auteur, et pourtant, on aime ça, se faire mener par le bout du nez comme ça.

Si je ne devais relever qu’un point négatif, c’est l’arrivée un peu trop rapide de la chute, un peu « brutale »… j’aurais volontiers apprécié qu’elle soit un peu plus travaillée, un peu plus lente, … mais malgré tout ça n’enlève rien au plaisir de la lecture malgré tout.

C’est le genre de livre à prendre sur la terrasse au soleil ou sur la plage…

Lu en partenariat avec la maison d’édition via LP Conseils

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Autres livres de l’auteur
(si je les ai lus et chroniqués, je vous ai mis le lien de ma chronique sur la cover 😉 )

Je me suis tue (Mathieu Menegaux )

Du fond de sa cellule de la maison d’arrêt des femmes à Fresnes, Claire nous livre l’enchaînement des faits qui l’ont conduite en prison : l’histoire d’une femme victime d’un crime odieux. Elle a choisi de porter seule ce fardeau. Les conséquences de cette décision vont se révéler dramatiques. Enfermée dans sa solitude, Claire va commettre l’irréparable. Le mutisme sera sa seule ligne de défense, et personne, ni son mari, ni ses proches, ni la justice ne saisira ses motivations.
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20/20 - une claque !

Oh punaise !

Quand j’ai refermé ce livre, j’étais en larmes, bouleversée, …rarement un roman n’a su me toucher à ce point…

Commençons par le commencement… On fait la connaissance de Claire lors d’un dîner où elle se rend avec son mari…. Elle n’avait pas trop envie d’y aller, donc elle fera tout pour écourter la soirée, et pour ne pas obliger son mari rentrer plus tôt, elle décide de rentrer seule.. c’est là qu’elle se fera agresser, et que toute sa vie va basculer.

Les événements qui se déroulent ensuite, on les suppose, on les voit venir, mais on se dit « non, ça ne va pas se passer comme ça, quand même »… puis…

Claire, c’est un personnage à qui on s’attache, qu’on le veuille ou non, je pense… Tout au long du roman, l’auteur arrive tellement à nous transmettre ses émotions, ses ressentis, sa douleur, son combat…

Cette solitude, si dure et si rude, qu’on peut la toucher. Seule et folle. Qui pour me comprendre ? Personne. Qui pour me pardonner ? Personne. Qui pour me juger ? Tous et toutes.

Sa plume est juste, franche, tranchante aussi… il décrit à merveille les pensées de cette femme… beau coup de maître pour un homme… n’y voyez pas une forme de sexisme, mais réussir à transmettre des émotions féminines sur des situations/événements qu’un homme ne peut pas vivre de cette façon, c’est vraiment rare. Il a créé son roman sous forme de témoignage, et c’est réussi avec brio.

Une chose que j’ai beaucoup appréciée dans la manière de présenter ce roman, c’est l’intégration, tout au long du récit, de chansons… Claire nous raconte son histoire en associant ce qui c’est passé à des titres de chansons, et j’ai adoré ça. Je pense que c’est qui m’a fait me sentir d’autant plus proche d’elle, car j’ai cette tendance aussi, à associer, comme beaucoup, mes émotions à la musique…

Bref, un livre qui, malgré peu de pages, embarque, pour ne lâcher le lecteur qu’à la fin… Un coup de maître, qui mérite d’être lu… Il prend aux tripes, il poignarde le coeur, mais quand c’est fait de cette manière, on en redemande… en tous cas, c’est mon cas.

Je ne trouve rien à reprocher à ce livre, il est pour moi tout simplement magistral… Un énorme coup au coeur devenu coup de coeur…

Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants:

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Bilan du Mois [Juin 2018]

Bonjour tout le monde,

Le mois de juin a filé comme pas possible, c’est l’heure du bilan 🙂

Acquisitions

Je ne sais pas pourquoi, alors que ces derniers temps, j’avais tendance à lire uniquement en ebooks, j’ai eu envie de repasser aux livres papiers… et ceux-ci ont su attirer mon attention… (il y a aussi une nouvelle en ebook gratuit) 

Papier:   ebook : 

J’ai toujours eu une passion pour la cuisine, donc je me suis offert un petit livre ma foi bien sympa 🙂 

Réceptions / Services presse

Les SP

  

Les cadeaux (reçus pour mon anniversaire de mon amie Leïla)

  

Lectures

Ce mois de juin a été un peu plus riche en lectures, pour moi… Il faut dire que j’ai été en arrêt de travail 15 jours, ça m’a laissé un peu de temps pour lire, même si le traitement m’a bien fatiguée.
Un clic sur le cover vous mènera à ma chronique si elle est déjà en ligne

     

Ajouts en Wishlist

Voilà pour ce bilan du mois, je vous dit à très bientôt pour de nouvelles chroniques et un prochain bilan 🙂

N’oubliez pas que pour ceux qui voudraient participer à Lire en thème, comme le groupe initial a visiblement été piraté, j’en ai créé un autre (car force est de constater que sur le blog, ça vous emballe moins), et donc, c’est par ici que ça se passe

Comme vous le voyez, pour qu’il n’y ait pas de confusion avec l’ancien groupe, j’ai fait une nouvelle bannière/un nouveau logo,…

et le thème du mois est:

Ce sera donc:

 

Et pour ceux qui voudraient participer à la LC du groupe Ilestbiencelivre, le thème du mois est:

Lire un roman avec la plage ou la mer

 

A bientôt 🙂

Troubles de voisinage ( Elizabeth George )

 » L’endroit parfait pour y vivre « , titrait chaque année la gazette locale au sujet de Napier Lane. Ses habitants n’étaient pas peu fiers de cet hommage, jusqu’au jour où Anfisa Telyeguine y emménage. Arrivée d’on ne sait où, avec son accent russe et ses manières bizarres, elle plante du lierre et construit un poulailler sur ce qui était auparavant un ravissant jardin à l’anglaise. La vieille femme vit recluse, volets fermés… et inquiète, il va sans dire, tout son voisinage.

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15/20 - une histoire addictive qui m'a mis froid dans le dos

J’ai toujours aimé la lectures de nouvelles d’auteurs « connus », car je trouve que cela permet de voir s’ils arrivent à capter facilement l’attention du lecteur…
Et j’ai encore plus apprécié celle-ci car elle était en bilingue, ce qui m’a permis de m’essayer un peu à la lecture en VO.

Troubles de voisinage, j’ai beaucoup aimé. Ne vous attendez pas à un thriller passionnant, on est ici plus dans une intrigue bon-enfant, et ça m’a très bien convenu. On avance petit à petit dans l’histoire, on voit le drame arriver, mais on ne sait rien faire pour l’éviter… On se voit foncer droit dans le mur…

On est face à un quartier à la Desperate housewives, bien sous tous rapports, des familles à la pelle, et au milieu de tout cela, une maison dans un état délabré, qui a vu d’autres personnes y venir, mais repartir aussitôt vu l’ampleur du travail pour la remettre en état… Puis un jour, arrive Anfisa Telyeguine, une russe. Au début, les habitants fondent pas mal d’espoirs sur cette nouvelle arrivante dans leur quartier, mais leur bonne humeur sera de courte durée…

Ce qui m’a frappé dans cette histoire, certes courte, c’est à quel point les relations de voisinages peuvent dégénérer entre deux personnes, et se transformer en pugilat public…
Elle met en avant la manière dont chacun peut faire ressortir de soi, et des autres, le pire.
Et aussi le fait qu’on ne connaît pas les gens, qu’on ne peut pas se fier aux apparences et juger les gens sans savoir non plus….

La plume de l’auteure est affirmée, on sent « l’expérience », elle m’a directement emportée dans son histoire, même si ce n’était pas un turn over au suspense haletant, j’avais envie d’aller toujours plus loin pour savoir ce qui allait se passer au sein de ce quartier « si tranquille ».

Un bon moyen de découvrir l’auteure et sa plume si vous ne connaissez pas, et pour vous essayer à la VO (à chaque fois, la page de gauche est en VO, celle de droite en VF, et il y a des notes de vocabulaire qui rendent l’exercice intéressant et aisé).

Je ne peux pas vous en dire trop non plus, car le livre étant très court, le risque de spoil est élevé… mais si vous avez l’occasion de le découvrir, n’hésitez pas !

Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants: 

Ce livre vous intéresse? Les infos pratiques…