[✎] L’enfant qui ne pleurait pas

 Sheila, six ans, a enlevé un bébé, et a fait preuve d’extrême violence envers lui. Il est dans un état critique et la coupable a été arrêtée.C’est elle que Torey voit apparaître dans sa classe d’enfants inadaptés. La police ne peut plus rien et l’hôpital psychiatrique l’a rejetée.
Alors commence une lente approche entre la jeune pédagogue et l’enfant sauvage qui dit toujours non et ne pleure jamais. Des gestes, des mots, des jeux… et Sheila se révèle sensible, intelligente.
Chaque soir, hélas! elle retrouve son taudis, son père irresponsable et violent.
Saura-t-elle jamais pleurer… et rire?

Que ce livre est poignant!!Dès les premières lignes, ce livre prend aux tripes, bouleverse l’âme et ne peut laisser indifférent… (Vu la dureté des premières lignes, je préfère ne pas les noter ici…)
Dès le début, on a envie d’en connaître la fin, on se dit, mais comment est-il possible qu’une petite fille de six ans arrive d’une part à faire preuve d’autant de violence? Qu’est ce qui l’a poussé à en arriver là? Mais immanquablement, on ne peut s’empêcher d’avoir de la sympathie pour elle, de la prendre en affection et de se dire « Mais comment va-t-elle s’en sortir? « 
Du début à la fin, on a la gorge serrée et les larmes aux yeux de nombreuses fois.
Ce qui m’a interpelée, c’est la manière dont cette petite fille, au demeurant surdouée, constate dès les premiers instants qu’on l’a mise « dans une classe pour les enfants fous »… Quelle enfant aussi instable et avec un tel passé peut avoir une telle maturité et une telle capacité de jugement?

Dans ce livre, aucune souffrance n’est masquée, elles nous sont toutes livrées à coeur ouvert, directement, sans masque, sans fioriture… c’est ce qui le rend si poignant… de même que la formidable persévérence dont font preuve tant Torey (l’institutrice) que la petite Sheila…

Voici donc un livre qui, malgré son côté dur et déchirant, mérite d’être lu…

– Je pleure jamais. Comme ça, personne peut me faire de mal.

– Que veux- tu dire ?
– Si je pleure pas, ils savent pas que j’ai de la peine. Alors ils peuvent pas me faire du mal….

Pour ceux qui ont également été touché par « l’enfant qui ne pleurait pas », lisez « The Tiger’s Child » (je ne connais pas le titre en français), qui est en fait la suite de ce livre. »The Tiger’s Child » est semble-t-il  tout aussi émouvant, permet d’avoir une autre vision de l’histoire de la petite Sheila, et nous permet sinon de comprendre au moins de savoir pourquoi, du haut de ses six ans, elle avait ainsi maltraité cet enfant de trois ans…

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4 réflexions au sujet de « [✎] L’enfant qui ne pleurait pas »

  1. Fée des Lunes

    Je l'ai lu l'an dernier, il est très bien écrit, mais je l'ai assez mal supporté j'avoue, non pas qu'il soit mauvais, mais ce qui y est raconté est tellement troublant! Avec « L'enfant qui ne parlait pas », ce sont mes seuls Tory L. Hayden, je n'ai pas voulu en lire d'autres tellement ça m'a secoué.

    Répondre

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