[✎] Moi l’indien, tome 1 : Les enfants de l’an 2100 (Alexis S.Z.)

Titre: Moi l’indien, tome 1 : Les enfants de l’an 2100
Auteur: Alexis S.Z.

Genre:Sci-Fi

Maison d’édition: Amazon
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: ebook
Prix: 1,19 €

Se déroulant en l’an 2100, Moi L’Indien conte les (més)aventures de Benjamin et Emilie, deux enfants d’une douzaine d’années ignorant tout l’un de l’autre, perdus dans le monde des grands. Benjamin le parisien profite de la nuit pour faire les quatre cents coups. Emilie la provinciale s’ennuie ferme face à une mère qui la délaisse. Lorsque la colère grondant en eux se libérera, chacun fuguera de son côté. Leurs routes se croiseront… L’Ange Farceur qui semble les suivre et se jouer d’eux n’y est peut-être pas pour rien. Emilie et Benjamin tout les oppose, à tel point qu’ils ne pourront plus se séparer. De rencontres en courses-poursuites, d’espoirs en abîmes, les deux enfants poursuivront une ambition folle, un rêve qu’il n’est pas permis d’avoir.

Chapitre 0 – Benjamin pisteur de poudre

Un mètre quarante !

La taille minimum pour les attractions à looping. Ce soir, plus que mon nom, c’est ma taille qui me définit. Des « Benjamin » pourrait y’en avoir d’autres parmi les convives mais je suis le seul « mètre quarante ». Pas si petit que ça, en tout cas suffisamment pour un tas de choses. Passer entre les gens, se faire une place dans un wagon bondé, frapper en dessous de la ceinture et surtout, surtout : rester anonyme. Celui qui sait rester anonyme vit peinard, mon âge et ma taille jouent en ma faveur. Un mètre quarante pour ainsi dire, c’est l’âge d’or. Celui auquel on vous pardonne, celui auquel on vous ignore. Je porte en moi la candeur de mon enfance et la fraîcheur de mes erreurs.

Qu’est-ce que je raconte ? Y’a pas à dire quand je bosse il s’en passe dans ma caboche. Ce soir, c’est une froide soirée de fin de printemps. Bien au chaud dans un loft bourgeois parisien, mon mètre quarante m’est encore plus utile qu’à l’accoutumée. D’invité en invité, il se fraye un chemin et récupère tout ce qui tombe. C’est mon job : me faufiler entre les jambes de snobinards pleins aux as. Ils ont trente, vingt, dix-huit ans pour les plus jeunes, ils jouent les beaux et font les fiers pour mieux cacher leur laideur. A eux le plaisir, à moi le travail : c’est le deal. A cette heure, plus personne n’est dans son état normal. Disséminés dans les trois cents vingt mètres carrés de cet appart’ de luxe (putain, trois cents vingt !) une grosse poignée de riches et fils de riches s’amusent. Plus mollement que follement. Ou croient s’amuser.

Sur les tables basses présentes dans chaque pièce se trouve le paradis du junkie. Tout ce qu’il est possible de fumer, ingérer, sniffer ou injecter y est réuni, le plafond accueillant d’incessantes vagues de fumée blanche en est témoin. De la bonne, de la pas coupée, de la saloperie de première. Tu éternues sur la dose que tu fous en l’air un salaire d’ouvrier. Le masque en carton anti-émanation que je porte suffit tout juste à ne pas me faire tourner de l’œil. Si l’argent lâché en échange de ces substances n’a pas d’odeur, tout le reste empeste, à commencer par eux. J’avance moitié debout, moitié accroupi, tel Cro-Magnon hésitant entre la voie du singe et celle de l’homme. Autour de moi les mains tremblent et laissent échapper des milliers d’euros de came sur la moquette. Ça froisse Trajil. Trajil, c’est l’organisateur. Dealer émérite, businessman hors pair, il peut vous avoir n’importe quoi en un clin d’œil tant qu’on sait y mettre le prix. Et des billets à craquer, ici y’en a pas qu’une liasse. Faire ce que je fais c’est un vrai métier, faut être rapide, avoir de bons réflexes et ramasser avant que la dose ne soit foutue : je suis un très bon élément.

Parce que j’ai été contactée par l’auteur pour découvrir et chroniquer son livre…

Je ne lis pas souvent ce genre de livres, car je ne suis pas une grande fan de science-fiction, mais comme je n’aime pas rester sur un a priori et ne pas donner sa chance à un livre, surtout pour un auteur auto-publié, j’ai entamé la lecture d’un bon oeil.

Très honnêtement,  je n’ai pas été transportée par ce livre… Je l’ai trouvé « sympa », mais il est vraiment trop loin de mon univers littéraire… A vrai dire, j’ai eu tendance à m’ennuyer un peu…

Dans ce premier tome, c’est surtout de la mise en place qui se fait…  On part à la rencontre de Emilie et Benjamin, les deux personnages principaux, mais cela se fait très lentement, je trouve. j’aurais aimé que cela se fasse de manière un peu plus énergique… (ceux qui me connaissent le savent, je déteste les premiers tomes trop descriptifs et qui tirent un peu en longueur dès le début)

L’univers mis en place est vraiment très particulier… les moeurs ont évolué de manière vraiment glauque, où les enfants sont vraiment délaissés par des parents douteux et démissionnaires, où la drogue et le sexe sont omniprésents… Autant vous dire que j’ai trouvé cette ambiance vraiment dérangeante… Elle m’a mise mal à l’aise. On s’y sent oppressé et pris au piège.

Le tout met du temps à se mettre en place… ce qui explique que quand, comme moi, on aime quand l’action démarre au quart de tour, on s’ennuie un peu…

Même si l’intrigue est sympathique, elle est assez banale au demeurant… ce qui fait que je n’y ai pas trouvé de quoi suffisamment m’accrocher pour me faire oublier les désagréments que j’ai pu trouver au style ou aux longueurs.

Les personnages… Concernant Emilie et Benjamin, il faut reconnaître que je les ai trouvé peu crédibles... Je les ai trouvé beaucoup, mais alors, vraiment trop matures pour leur âge, avec une vision du monde vraiment trop affirmée par rapport au monde qui les entoure.

Par contre, il faut reconnaître qu’ils sont malgré tout bien travaillés, et que cela joue donc en la faveur du livre.

Je ne vous ai pas encore parlé du style à proprement parler… Le langage est courant, parfois franchement grossier, et je n’ai pas aimé ça… j’ai horreur des styles trop familier, et encore plus des livres où la grossièreté est trop présente (j’ai déjà abandonné des lectures pour cette raison)..

Pour le coup, je ne suis pas certaine de lire la suite… même si je me dis que l’action y sera sans doute plus présente, mais les côtés que je trouve négatifs sont trop présents à mon goût.

Aux fans de Sci-fi « soft », à ceux qui aiment le style brut, le franc-parlé…

 

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7 réflexions au sujet de « [✎] Moi l’indien, tome 1 : Les enfants de l’an 2100 (Alexis S.Z.) »

  1. Ayma

    Bon clairement ça devrait me plaire ! Tu pointes du doigt deux choses :

    – Les parents démissionnaires, la drogue, le sexe : j’ai envie de dire que c’est déjà le cas malheureusement !
    – Les enfants plus mâtures : Alors ça je le retrouve souvent dans les romans jeunesse et ça me gêne toujours.

    Hâte de le lire :p

    Bizoo

    Répondre
    1. hylyirio Auteur de l’article

      Contente de voir que même si je n’ai pas été entièrement convaincue, il te donne quand même envie de le découvrir…
      merci 🙂

      bisous

      Répondre
  2. isa1977

    Je n’accroche pas non plus au vocabulaire grossier, c’est dommage parce que le résumé a l’air très prometteur je trouve
    Bisous ma belle ❤

    Répondre
  3. Ping : ✰ Suivi de lecture 2012 | Lire sous la Lune…

Laissez une p'tite trace de votre passage, ça fait toujours plaisir :) xoxo

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