Zouck de Pierre Bottero

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 » La musique était une onde qui me portait. Toujours plus haut. Je me sentais légère, presque éthérée. J’avais la sensation que mes gestes pouvaient s’affiner jusqu’à devenir parfait.  »
Anouck, dite Zouck, a une passion : la danse. Qu’elle partage avec sa meilleure amie : Maiwenn. Jusqu’au jour où elle s’éloigne l’une de l’autre. Zouck, obsédée par l’idée de perdre quelques kilos superflus, se coupe du monde. De son côté, Maiwenn, follement amoureuse, devient de plus en plus distante

Ce que j’en pense?

Je ne sais pas pourquoi, mais dans mon esprit, quand on me parlait de Pierre Bottero, je voyais toujours des livres fantastiques voir fantaisy. Au final, j’ai été ravie de pouvoir découvrir Zouck, un livre qui n’a rien à voir avec ces deux univers.

Dès le départ, le livre est agréable à lire, ça donne envie d’aller plus loin…

Le livre est écrit à la première personne, mais finalement c’est dans un langage assez soutenu pour un livre de jeunesse je trouve. Je m’attendais à quelque chose de moins travaillé, de moins élaboré, et la découverte a donc été agréable.

La foule est dense sur les trottoirs du centre-ville pour ce premier véritable week-end d’été. Un mélange coloré de vacanciers pressés, d’étudiants qui récupèrent entre deux examens, de familles avec sacs et poussettes, et de gens qui, comme moi, se contentent de flâner.

J’ai été très surprise par l’art de la description développé par l’auteur. Quand il nous décrit une scène, on s’y croirait, on peut se le représenter sans aucun problème, et c’est ce que j’aime dans les récits.

Elle est encore à dix mètres mais, déjà, elle opacifie le monde, pulvérisant mon récent équilibre, m’attirant à elle comme une flamme vive ensorcelle une phalène.
J’enregistre d’abord la courbe de son cou gracile qui vient se briser sur l’os délicat de la clavicule, l’angle saillant d’une épaule jadis arrondie

On fait donc la connaissance de Zouck, une ado comme les autres, mais je la laisse se décrire elle-même :

Je suis une lycéenne normale, avec les préoccupations qu’ont la plupart des filles de mon âge, les études, la danse, les garçons, la famille, et pas forcément dans cet ordre-là… Si je devais établir des priorités ce serait en un, et sans discussion possible, la danse. En deux… en deux… je ne sais pas.
Zouck, c’est moi. Enfin, c’est mon surnom. Celui qu’utilisent les copines et Bérénice, ma prof de danse. Pour les autres, je suis Anouck,

Comme toutes les adolescentes, elle est assez sensible au regard que les autres peuvent porter sur elle. Elle se compare également beaucoup à sa meilleure amie.
On n’y découvre aussi Maïwenn, la meilleure amie de Zouck, et les deux filles sont inséparables. Aux yeux de Zouck, Maïwenn est parfaite, et elle aimerait tellement lui ressembler.
Au fil du temps, Maïwenn va se détacher un peu de son amie, et c’est là que les choses vont commencer à dégénérer  pour Zouck, qui va perdre peu à peu pied. Il faut dire également que la prof de danse de Zouck , ainsi que sa famille, n’ont rien fait pour arranger les choses. Et il faut reconnaître qu’une adolescente, c’est très susceptible.

Ce que j’ai trouvé un peu dommage, c’est qu’il ne se passe quasi rien au premier tiers du livre. C’est seulement après ce premier tiers que le drame et l’action commence. Ce que j’ai aimé également, c’est que l’auteur, malgré le thème dramatique, a su mettre une petite touche d’humour dans le livre.

Le buste. Satisfaisant plus. J’ai une poitrine menue et j’en suis ravie. Tant pis pour les amateurs de seins mutants made by Michelin. J’ai l’avantage de courir sans me faire une entorse des pectoraux tous les trois pas. Et de pouvoir dormir sur le ventre !

Au final, l’histoire de Zouck n’est pas la seule prédominante dans le livre, elle se partage ex aequo avec l’histoire d’amour de son amie Maïwenn mais je ne vais pas trop vous en dire. Quoi qu’il en soit, j’ai vraiment trouvé ce livre très intéressant, très réaliste, et je le conseille vraiment.

Le livre pousse également le lecteur à se poser certaines questions, par le biais de question que se pose elle-même, par exemple :

Je me suis ensuite assise au soleil sur un banc dans la cour et j’ai consacré toute mon intelligence à répondre à cette question : A-t-on besoin des autres pour être heureux ? Je n’ai pas trouvé la réponse.

Ce livre m’a pris au cœur et à l’âme. Il fait partie de ceux qui font réfléchir sur soi, sur l’amitié, sur les bienfaits de cette dernière et le manque qui peut se faire ressentir quand un seul être, le plus important, vous manque.

Pour être une fiction, et non un témoignage, je l’ai trouvé très bien écrit, et tellement plus réaliste que d’autres livres du même thème.

 

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