Quand je serai partie (Emily Bleeker)

couv16274376Titre : Quand je serai partie
Auteur : Emily Bleeker
Maison d’édition : Amazon Crossing
Sortie : 21 Février 2017
# de pages :
Genre : drame, contemporain

Alors qu’il rentre chez lui après avoir enterré Natalie, la femme de sa vie et la mère de ses trois enfants, Luke Richardson trouve sur le sol de l’entrée une enveloppe bleue sur laquelle son nom est inscrit, d’une écriture qu’il connaît bien : celle de son épouse disparue. Bouleversé, il découvre une lettre de Natalie, rédigée le jour de sa première séance de chimiothérapie près d’un an auparavant. C’est le début d’une longue correspondance unilatérale, qui conduit progressivement Luke à découvrir des secrets trop longtemps enfouis. Tourmenté par les lettres de son épouse, obsédé par le besoin de découvrir qui les envoie, Luke en vient progressivement à remettre en question son mariage et sa famille.Parviendra-t-il, au-delà de la peine et de la souffrance, à envisager un avenir où l’amour subsiste envers et contre tout ? Est-il trop tard pour tenir ses promesses quand la personne qu’on aime a disparu ?

Mon avis: 20/20. Une histoire magnifique, alliant émotions et intrigue.

Ce que j’en pense?coup-de-coeur

Je ne sais pas par où commencer, si ce n’est vous dire que pour moi, ce livre a été un énorme coup de coeur… et que je ne m’attendais pas du tout à ça quand je l’ai commencé…
Je m’attendais certes à un livre sur le deuil, sur la perte de l’être aimé, sur la difficulté de se reconstruire, mais cela va bien au delà de ça… Je vous explique ça (sans spoiler) en cours de chronique…

Point de vue de l’histoire principale, de l’après « perte », il y a pas mal de vérités énoncées et de choses tellement poignantes… J’ai beaucoup aimé suivre cet aspect du livre…

« Au moins, quand vous pleurez, personne ne se permet de remarquer que vous prenez les choses plutôt bien ni que vous devez être soulagé de ne plus la voir souffrir. Ce que les gens ne comprennent pas, c’est que l’on peut très bien se donner l’air de tenir le coup sans véritablement reprendre le dessus pour autant. »

Il pose aussi certaines questions et réflexions sur la maladie, sur comment la personne qui est touchée en souffre, tout autant moralement que physiquement… Les questions qui tourmentent, le pourquoi, le comment, l’après ?

« Mais c’était le cancer depuis le début, invisible, latent. Pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour que mon propre corps se retourne contre moi ? Ce cancer ne se rend-il pas compte que j’ai des enfants ? Qu’en me tuant, il va marquer leurs vies plus que n’importe quelle cicatrice qu’il laissera sur ma peau ? »

Luke, pour faire face à cette perte de sa femme dans des conditions pas évidente, se raccroche à ce qu’il peut… il reçoit à intervalles des lettres de sa femme décédée… une correspondance écrite par cette dernière depuis l’annonce de son cancer, et qui d’une part l’encourage à aller de l’avant, lui prodigue des « conseils de vie », et d’autre part lève le voile sur des émotions, des ressentis, mais aussi sur des non-dits…

« L’un des avantages de mourir, c’est que je ne serai pas là pour voir ton visage quand tu découvriras toutes ces raisons de me détester. Disons que c’est mon dernier cadeau : je vais t’offrir tous mes secrets, et tu seras peut-être soulagé d’être débarrassé de moi. »
Et ce sont ces non-dits que l’on va découvrir au fur et à mesure et qui vont mettre en place un certain suspense, une certaine tension et une grande émotion au fil des découvertes… J’ai trouvé ça tellement puissant, tellement prenant, tellement fort…

Les personnages sont tous tellement attachants à leur manière, et ils sont tellement présents, nécessaires à l’histoire, pas un ne fait tache et n’a pas sa place dans le récit. Chacun apporte sa pierre à l’édifice et on voit comment au fil de la lecture.
J’ai une tendresse pour (presque) chacun d’entre eux, car chacun apporte beaucoup au récit… Je ne pourrais pas vous dire qui de Luke, Nathalie ou Annie m’a le plus touchée, car ils l’ont fait chacun à leur manière…

L’écriture est, au début, assez familière, ça m’a surprise, mais ce n’est qu’un passage. Elle est beaucoup plus posée et réfléchie ensuite, et c’est un livre qui se lit facilement mais intensément.
Je ne vous cache pas que j’ai passé une bonne partie de ce livre les larmes aux yeux, le coeur serré, … et même en écrivant cette chronique, trois jours après la fin de ma lecture, l’émotion est toujours aussi présente.

Sous une apparente simplicité, ce livre est au final bien plus profond et surprenant qu’il n’y paraît…
C’est un livre que j’ai adoré lire, je n’en regrette absolument pas la découverte malgré la difficulté de certains thèmes abordés qui me touchent profondément.
Si vous avez l’occasion de le découvrir, je ne peux que vous le conseiller.

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3 réflexions au sujet de « Quand je serai partie (Emily Bleeker) »

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