Une seconde de trop de Linda Green

Un seconde de trop et vous perdez tout. un, deux, trois… Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu’à cent lors d’une partie de cache-cache avec sa fille. Lorsqu’elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace. La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Mais si leur instinct les éloignait d’Ella ? Et si le ravisseur était connu d’eux tous ? Suspense psychologique addictif, Une seconde de trop explore la culpabilité d’une mère et le cauchemar de tout parent : la disparition d’un enfant. Numéro un des ventes dès sa parution, et acclamé par la presse, ce roman vous glacera le sang.

*

17/20. Une disparition "classique", avec un zeste de plus qui fait tout...

Une seconde de trop, c’est une histoire sommes toutes banales, qui est du domaine du vu et revu : une mère et sa fille dans un parc, la mère tourne les yeux un instant, et l’enfant a disparu…
Ce qui fait l’intérêt de ce livre, ce n’est donc pas l’enlèvement, ni le fait de retrouver ou pas l’enfant, je dirais, mais la manière dont tout est agencé pour nous tenir en haleine

Pour permettre au lecteur de savourer la lecture, tout est mis en place : une narration à trois voix, des chapitres courts et en alternance, des émotions palpables, et des personnages auxquels on s’attache, qu’on le veuille ou non..

J’ai eu une tendresse particulière pour la mère, car l’aspect culpabilité est très bien mis en avant, tous les doutes, les craintes, qui viennent lui torturer l’esprit… J’ai vraiment préféré vivre l’histoire au travers de ses yeux, même si les autres points de vue étaient tout aussi intéressants.

Avant même votre cerveau, c’est votre corps qui se rend compte que vous avez perdu votre enfant. Le cordon ombilical invisible qui vous lie tous les deux se rompt. À l’intérieur de vous, tout s’amollit et se relâche. Et ce n’est qu’à cet instant que votre cerveau enregistre ce qui se passe. Il passe à l’action d’un coup, tâchant de convaincre votre corps qu’il se trompe. Vous faites bien sûr ce qu’il vous commande. Vous vous précipitez à l’aveuglette dans toutes les directions et vous tirez, tirez, tirez encore sur le bout de cordon qui reste en vous. Avec l’espoir qu’en y mettant suffisamment d’énergie, à force de crier, de hurler et de donner des coups de pied, vous pourriez peut-être, qui sait, encore y trouver votre enfant, si seulement vous parveniez à atteindre l’autre bout. Sauf qu’il n’y est plus.

Le côté psychologique de la ravisseuse ne m’a pas laissé en reste non plus…car d’une part, on a envie de lui en vouloir pour ce qu’elle a fait, mais on n’y arrive pas vraiment une fois qu’on « la connaît mieux »… et c’est terrible au final d’en venir à ressentir ça, je trouve… de l’empathie pour une personne qui enlève un enfant…

Ce que les médias font de l’affaire aussi est bien mis en avant, que ce soit pour le positif, mais surtout, pour le négatif, à aller faire des gros titres aguicheur avec tout et n’importe quoi..

Tu savais qu’il y a des photographes dehors ? je lui demande. — Non, je n’ai même pas ouvert les rideaux. Ils ont le droit de faire ça ? demande-t-il en se tournant vers Claire. — J’ai bien peur que oui. Tant qu’ils ne sont pas sur une propriété privée ou ne causent pas de désordre sur la voie publique, ce qui est le cas. — Donc il n’existe aucun moyen de s’en débarrasser ? — La meilleure solution est de tenir une conférence de presse.

A côté de ça, on évoque aussi les réseaux sociaux et la haine qui peut s’y déverser dans de tels cas… c’est tellement réel, pourtant, cet engouement triste et malaisant…

« Ah pauvre femme », chaque fois que mon nom sera cité ou qu’on verra ma tête à la télévision. Ou si j’entendrai plutôt : « Vous savez, je crois bien que c’est elle qui a fait ça. Je crois bien que c’est elle, cette pouffe au visage de pierre. » C’est ce que j’ai pu lire sur Twitter à l’issue de la conférence de presse – que j’étais une pouffe au visage de pierre. J’ignore d’ailleurs pourquoi je suis allée voir, c’était stupide de ma part, alors que Twitter, c’est pas mon truc, je ne m’en sers que pour mon boulot. Mais comme le nom d’Ella apparaissait de plus en plus souvent, j’ai cliqué dessus pour connaître les avis. Et voilà un exemple de ce qui s’écrivait. Il semblerait que je ne sois pas une mère comme il faut.

L’écriture est travaillée, recherchée, on n’est pas dans le simpliste, et ça j’ai aimé. Et le multiple point de vue apporte tellement, mais tellement, à ce genre d’histoires…

Alors oui, certains diront qu’il n’y a rien d’exceptionnel dans ce thème, mais moi, j’apprécie toujours quand c’est bien amené, et ici, c’était le cas.

Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants: 

Lu en partenariat avec la maison d’édition via Netgalley

Ce livre vous intéresse? Les infos pratiques…

 

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