Cookie Jar, de Stephen King

Quand l’arrière-petit-fils de Rhett vient lui rendre visite dans sa maison de retraite de Bonne Vie, ce n’est pas par simple courtoisie. Il a un devoir à rendre :  «  Comment était la vie du plus vieux membre de votre famille quand il avait votre âge  ?  »
Rhett lui raconte donc l’histoire de sa mère  : son état mental instable, ses peurs, ses crises d’hystérie, son suicide et le pot à biscuits dont il a hérité.
«  – De quoi avait-elle peur ?
– Elle avait peur du pot à biscuits. »

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Cookie Jar, de Stephen King
sortie le 07 février 2018
Editions Le livre de poche
Ebook : 1,49€​

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Cette histoire est une nouvelle que j’ai trouvée en ebook sur le grand vilain Amazon 🙂 Vous pouvez également la retrouver dans le recueil Le bazar des mauvais rêves, mais uniquement dans la réédition poche… En effet, dans le grand format, elle ne s’y trouve pas. Je ne sais pas pourquoi, que ce soit en VO ou en français, ils ont décidé de ne rajouter cette nouvelle que dans la réédition poche…

Je dois avouer que cette nouvelle me laisse un peu « mi-mol », c’est à dire que oui, c’était sympa à lire, mais c’est loin d’être la nouvelle du siècle.

Il faut dire que le thème général « ma mère a peur de son pot à cookies », c’est assez peu commun… et j’avoue que je ne voyais pas trop comment cette histoire allait tourner.. Et même une fois le livre refermé, je n’ai pas encore tout connecté.. à mon avis, j’ai dû passer à côté de quelque chose… J’ai trouvé ça trop simple, pas assez recherché, finalement, et peut-être que si l’histoire avait été plus longue, il y aurait eu plus de détails qui auraient su m’emballer….

Comme on est dans une nouvelle, vous vous doutez qu’on n’a pas le temps de s’épancher sur les décors, et encore moins sur la psychologie des personnages… pourtant, c’est généralement ce que je préfère dans un livre… Ici, on ne s’attarde pas sur les détails, c’est normal me direz-vous… donc je ne lui en tiens pas rigueur.. mais je n’ai pas été transcendée non plus…

Pour la mère de Rhett, il faut avouer que ce qu’on nous en dit fait froid dans le dos, et on imagine la vie d’un petit garçon dans un tel environnement:

Elle racontait que quelque chose la cherchait pour lui faire du mal. Cela s’adressait à elle par l’intermédiaire de l’installation électrique, à l’en croire : la nuit, elle dévissait toutes les ampoules et posait des cartes à jouer contre les prises. Elle disait que leur dos en celluloïd était très efficace pour arrêter la voix. Mais, ensuite, elle éclatait de rire, comme si tout ça n’était qu’une grosse blague.

J’ai aimé certaines caractéristiques, comme les références historiques des anecdotes courtes sur des épisodes de l’histoire, notamment liés à Hitler, pour que même avec un aspect fantastique, on garde un pied dans la réalité et qu’on puisse se dire « eh, finalement, c’est peut être vrai »… ça donne un peu de viabilité à l’histoire…

Hitler commençait alors à dominer l’actualité, et la carte publiée à la une du journal semblait chaque jour comporter plus de croix gammées nazies. L’Europe avait presque disparu, l’Angleterre allait suivre. « Ça ne peut pas durer », disait George Alderson
[…]
Tandis que les croix gammées continuaient de se multiplier à la une (l’Angleterre tenait encore, la Russie chancelait), Rhett songeait souvent à la carte de sa mère. Hitler, en fait, c’est John le Noir, pensait-il, et il est en train de changer l’Europe en Lalanka. Un jour, alors qu’il était en ville pour acheter des cadeaux de Noël, un commerçant lui apprit que les Japonais avaient bombardé Pearl Harbor.

La fin, je ne l’ai pas aimée du tout en fait.. j’aurais aimé une fin différente… je ne sais pas laquelle, mais pas celle là, en tous cas. Pourtant, ici, Stephen King a fait les choses comme à son habitude, c’est à dire que si vous aimez les fins bisounours, où tout est bien dans le meilleur des mondes, vous serez forcément déçu…

Bref, un nouvelle sympa sans plus, elle se lit vite, c’est l’avantage, mais ce n’est pas des plus marquantes.

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Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants: 

 
7. une bouteille, une jarre ou une boîte de conserve de la cuisine.

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Autres livres de l’auteur
(si je les ai lus et chroniqués, je vous ai mis le lien de ma chronique sur la cover 😉 )

 

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A propos Hylyirio

Profitons des choses simples de la vie, elle n'en est que plus belle...
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3 commentaires pour Cookie Jar, de Stephen King

  1. lecturedesam dit :

    J’en ai entendu parler. Faudra que je me le prenne celui-la 🙂

  2. martine Verne dit :

    Je ne suis pas fan des nouvelles!
    Bonne journée
    Bisous

  3. Ping : Gwendy et la boîte à boutons [ Stephen King ] | Lire sous la Lune

Laissez une p'tite bafouille, ça fait toujours plaisir :) xoxo

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