La carte du monde [Jane Hamilton]

Un moment d’inattention, un seul, et une vie peut basculer. Perdue dans la contemplation d’une carte du monde qu’elle avait dessinée jadis, Alice laisse sans surveillance la fille de sa meilleure amie. Lorsqu’elle revient à elle, il est trop tard…

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La carte du monde, de Jane Hamilton
sortie le 02 mai 2018
Editions L’Archipel – Archipoche
Papier : 8,80€ – Ebook : 5,99€

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Quand j’ai lu le résumé de ce livre, il m’a tout de suite attiré… un livre sur la culpabilité, le pardon, le « vivre avec », après un tel drame, c’est quelque chose qui m’interpellait beaucoup… Je m’attendais à un livre assez dur, mais plein de douceur à la fois…

Il me laisse finalement un avis en demi-teinte…

 

Le sujet principal du mal-être d’Alice est bien « exploité », de ce côté là, pas de soucis… Alice est confrontée à un drame, la mort de la fille de sa meilleure amie qui était sous sa surveillance… on sent bien évidemment que la culpabilité la ronge, et c’en est au point de la faire sombrer de plus en plus…

Les émotions sont vraiment bien décrites, elles nous sont transposées de manière vraiment forte. C’est ce qui rend ce roman si touchant, et c’est ce qui m’a vraiment plu dans ce livre. On voit à quel point ce drame la touche et la change du tout au tout, … elle sombre, elle est irascible avec tout le monde, a perdu toute joie de vivre et voit tout en noir…

Le gros point positif du livre, c’est la simplicité et l’humanité des personnages… ils n’ont rien d’extraordinaires, ce sont des personnes « comme tout le monde », ça pourrait être n’importe qui, c’est un drame qui pourrait toucher chacun d’entre nous et c’est ce qui fait qu’on s’attache à l’histoire je trouve. En tous cas, c’est ce qui moi me touche dans ce genre de livres… le fait de se rendre encore plus compte qu’on n’est à l’abri de rien, que tout peut arriver n’importe quand, et

C’est un roman en trois temps, trois périodes…

  • La narration débute par Alice, qui nous raconte le début, les « origines » du mal qui la ronge…
  • Puis c’est son mari, Howard, qui prendra le relais pendant qu’Alice sera incarcérée (je vous laisserai découvrir le pourquoi du comment).
  • Et enfin, à sa libération, Alice reprend la parole pour nous raconter la « fin de l’histoire ».

Cette alternance de narrateurs n’apporte pas grand chose à l’histoire en soi, je trouve… ça donne un autre point de vue, certes, mais pas le plus « intéressant » à mon avis.

Ce que j’ai moins aimé, c’est certains passages qui m’ont semblé vraiment très longs… trop longs… Je suppose qu’ils étaient là pour « faire une pause » un peu plus sereine dans l’histoire, mais ça apporte au contraire un peu de lourdeur, de lenteur au livre.. C’est dommage. Car ça m’a presque gâché la lecture quand même… le livre aurait pu facilement faire 200 pages de moins sans perde d’intensité et d’attrait, que du contraire.

J’ai également trouvé fort dommage que l’on n’aie pas pris plus en considération les ressentis de la mère de Lizzie, la petite fille au centre du drame… Je trouve qu’elle est totalement reléguée au second plan, et je trouve ça vraiment dommageable. Car le livre est présenté comme un livre pour la culpabilité (donc que ce soit centré sur Alice, c’est normal) mais aussi sur le pardon… et c’est là que j’aurais aimé voir Thérésa, la mère de l’enfant, plus présente. Il faut dire qu’à part Alice, les autres personnages sont vraiment laissés au second plan…

Tout comme le thème lié au pourquoi de l’incarcération d’Alice est survolé, alors qu’il est pourtant si important… Je ne comprends pas vraiment les choix de l’auteur d’avoir donné si peu d’importance à des choses qui en méritaient bien plus et auraient apporté tellement plus au roman… Finalement, ça en fait un livre bien plus « léger » que ce qu’il n’aurait pu être, que ce que j’aurais aimé qu’il soit.

En bref, un livre qui nous montre bien que la vie peut basculer en un instant… qu’on n’est jamais à l’abri d’un drame, et qu’une seconde d’inattention peut tout changer… pour soi, mais aussi pour sa famille, son entourage. Dommage pour les longueurs inutiles et les digressions, ainsi que pour l’absence de propos sur certains sujets qui auraient mérités d’être plus mis en avant…

 

Lu en partenariat avec la maison d’édition

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A propos Hylyirio

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