Archives pour la catégorie Drames/Psycho/

Un Enfant à soi de Clare Brown

Dans un commissariat de Nottingham, Jennifer est interrogée par la psychologue de la police : il y a deux ans, le jour de la fête des mères, elle a enlevé un enfant et ne veut pas révéler où il se trouve avant d’avoir raconté son histoire.
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10/20 : beaucoup trop de longueurs, une fin bâclée... c'est dommage...

Ce roman était dans ma PAL depuis assez longtemps, puisque je l’ai acheté en 06/2015, et qu’il n’en était pas sorti depuis… Il était temps de changer ça…

Pourquoi avoir choisi ce livre ? Parce que l’écriture promettait un point de vue qui, d’un premier abord, pouvait sembler intéressant, très différent de ce que l’on peut voir d’habitude…. Centrer un roman d’enlèvement d’enfant sur l’aspect psychologique de la ravisseuse plus que sur le malheur des parents et l’enquête en elle-même, je trouvais la perspective intéressante.
Donc malgré la note assez moyenne sur livraddict (12,6 /20), j’ai eu envie de le découvrir…

Alors déjà, gros bémol : la 4ème de couverture de l’édition Le livre de poche, qui en dit bien trop long à mon goût… elle dévoile certaines choses que j’aurais aimé découvrir en cours de lecture… mais bon…

Tout au long du roman, on scille entre deux périodes… le « avant », et le « maintenant », qui sont d’une part la période entre l’enlèvement et le présent, et d’autre part le moment où la ravisseuse s’est livrée et raconte son histoire…

Alors oui, au début, ce principe est bien à propos et intéressant… mais par contre, il devient vite saoulant… Car au bout d’une centaine de pages, on a l’impression de tourner en rond, que pour combler des pages, l’auteure se perd dans des détails inutiles, nous gave de choses inintéressantes et qui finalement, au lieu de nous tenir en haleine, nous perdent tout simplement en cours de route… Elle nous crée des longueurs totalement inutiles, et qui pour moi ne menaient à rien

Jennifer, la ravisseuse, m’a donc bien vite tapée sur le nerfs, je ne lui ai trouvé aucun attrait… Je pensais sincèrement, dans ce genre de roman, m’attacher plus facilement au personnage central, à la prendre en « pitié »… mais même si j’ai compris ses motivations de base, les longueurs de son histoire m’ont complètement éloignée d’elle…

Je pense que j’en attendais beaucoup trop, de ce roman, et c’est ce qui fait que la déception est encore plus grande…

L’idée de base était pas mal, mais l’auteure a tellement greffé de choses inutiles (un traumatisme dans l’enfance, en rajoute des couches pour essayer d’expliquer le comportement de Jennifer, mais au final, c’est trop… trop lent, trop long, trop chargé, trop improbable, trop peu intéressant…)
De même, je trouve que par contre, la fin n’est pas assez développée à mon goût… après avoir enduré les longueurs pendant des pages, j’aurais aimé une fin plus travaillée…

C’est donc un flop…

Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants: 

 
15. un arbre ou plusieurs, des feuilles ou branches.

Ce livre vous intéresse? Les infos pratiques…

  • Titre : Un enfant à soi
  • Auteur : Clare Brown
  • Maison d’édition : Le livre de poche
  • Sortie : 2010 (cette édition est de 2013)
  • # de pages : 312 pages
  • Genre : Drame
  • sur Livraddict, d’autres avis
  • sur le site de la maison d’édition
  • sur Amazon
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Rage (Stephen King / Richard Bachman)

Titre : Rage
Auteur : Stephen King / Richard Bachman
Maison d’édition :  J’ai lu
Sortie : 1977
# de pages : 249
Genre :  Drame

Charles Decker est, en apparence, un petit lycéen américain bien tranquille. Mais, entre un père violent qu’il déteste et une mère fragile, il rage a froid. Un jour, cette rage éclate et il abat, d’un coup de revolver, sa prof de maths. Puis, il s’empare du pouvoir, autrement dit, il prend sa classe en otage. Il va alors contraindre ces condisciples a se livrer a un déballage furieux, a se débarrasser de toutes les haines accumules en secret : contre les parents, la société corrompue, l’école pourrie, la lâcheté et l’incompréhension des adultes.

 

Ce livre est un coup de coeur, c'est pourquoi j'ai eu envie de le relire...

coup-de-coeur

En tant que fan de Stephen King, je ne sais pas si j’ai un avis très objectif sur ses oeuvres 🙂

Il s’agit de son troisième roman, et a été publié sous un pseudonyme.

Quand j’ai choisi d’ouvrir et lire « Rage », je n’ai pu m’empêcher de penser à l’histoire tristement réelle qui a fait à ce livre une bien mauvaise publicité… En effet, il y a eu , dans le courant des années 90, une prise d’otages et fusillade dans une école. Le lendemain même du jour où deux lycéens de Littleton, Colorado, ont ouvert le feu sur des camarades de classe et des professeurs, faisant une quinzaine de victimes, le livre était retiré de la vente à la demande de Stephen King. En effet, dans leur casier, les forces de l’ordre ont retrouvé un exemplaire de « Rage ». Il a pris cela comme une attaque personnelle, une provocation, et ne voulait pas prendre le risque que cela se reproduise… je ne sais pas si depuis, il a été de nouveau autorisé ou pas.. Je pense que oui car si je ne me trompe, il y a eu une édition il n’y a pas si longtemps.

Avec ce livre, on rentre de plein fouet dans la tête d’un adolescent perturbé, et au fil du livre, on en apprend un peu plus à chaque page sur les événements qui l’ont passé à en arriver là…
Cet adolescent est persuadé que c’est la société toute entière qui est responsable de son état, de ce qu’il est devenu…

« Toi et mon père et tous vos amis, vous allez venir avec moi, vous irez tous à Greenmantle avec moi, parce que tout est votre faute, tout est votre faute, vous êtes aussi responsable que moi! » (page 17)

Mais à qui la faute? Les parents? Les enseignants? Les livres? Les médias? Ou juste le fruit du hasard? Qu’est ce qui fait qu’un adolescent en arrive là? Comment le deviner? Comment l’empêcher?

On se prend vraiment au livre, on « devient » cet adolescent le temps de la lecture, on ressent les mêmes émotions, les mêmes peurs, la même haine envers son père et ses amis…

Le style d’écriture à la première personne et dans le langage approximatif d’un adolescent est vraiment propice à une telle empathie
J’ai vraiment eu l’impression de vivre cette « aventure » à ses côtés, de ressentir ses émotions, sa tristesse, sa colère…
On sent toute cette détresse émotionnelle.

« Rage », c’est le triste portrait d’une Amérique décadente, où la violence fait rage et où d’un instant à l’autre, tout peut basculer, où le moindre événement peut mettre le feu aux poudres avec des conséquences irréversibles…
C’est aussi un cri d’alarme, le symbole d’une génération où tout est à reprendre pour donner un véritable avenir à une jeunesse laissée pour compte, ayant le sentiment d’être incomprise… et de plus en plus livrée à elle même avec les conséquences que l’on en sait… Une lente descente aux enfers…

Même si ce livre date de 1977, je trouve qu’il est toujours d’actualité, presque plus que jamais avec toute la recrudescence de violence de ces dernières années…
Comment l’enrayer? C’est bien la question que je me pose…
Les médias au sens large sont ils coupables? Ou est-ce l’éducation toute entière qui est à revoir? C’est une bonne question…

« Le jour où je suis vraiment allé jusqu’au bout, il faisait drôlement beau… Oui, une belle matinée de mai. ce qui était super, c’est que j’avais gardé mon petit déjeuner dans l’estomac et que j’avais vu un écureuil sur la pelouse pendant le cours d’algèbre ».

« La morale de l’histoire, c’est que quand on recrache le passé et que le présent est encore pire, ça rend le vomi presque appétissant » (page 86)

Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants: 

 

Quand je serai partie (Emily Bleeker)

couv16274376Titre : Quand je serai partie
Auteur : Emily Bleeker
Maison d’édition : Amazon Crossing
Sortie : 21 Février 2017
# de pages :
Genre : drame, contemporain

Alors qu’il rentre chez lui après avoir enterré Natalie, la femme de sa vie et la mère de ses trois enfants, Luke Richardson trouve sur le sol de l’entrée une enveloppe bleue sur laquelle son nom est inscrit, d’une écriture qu’il connaît bien : celle de son épouse disparue. Bouleversé, il découvre une lettre de Natalie, rédigée le jour de sa première séance de chimiothérapie près d’un an auparavant. C’est le début d’une longue correspondance unilatérale, qui conduit progressivement Luke à découvrir des secrets trop longtemps enfouis. Tourmenté par les lettres de son épouse, obsédé par le besoin de découvrir qui les envoie, Luke en vient progressivement à remettre en question son mariage et sa famille.Parviendra-t-il, au-delà de la peine et de la souffrance, à envisager un avenir où l’amour subsiste envers et contre tout ? Est-il trop tard pour tenir ses promesses quand la personne qu’on aime a disparu ?

Mon avis: 20/20. Une histoire magnifique, alliant émotions et intrigue.

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L’homme de la grue (Eric Sanvoisin)

9782375540459_1_75Titre : L’homme de la grue
Auteur : Eric SAnvoisin
Maison d’édition : Editions Slalom
Sortie : 26 janvier 2017
# de pages : 90
Genre : drame, jeunesse

Un homme s’enferme dans une grue, à plusieurs mètres de haut, avec le strict nécessaire pour tenir un « siège » dont il ignore la durée. Est-ce un fou, un homme suicidaire, un dangereux activiste ?
Non, cet homme est un papa désespéré, privé de la garde de sa fille, Camille, depuis un an. C’est pour marquer cet insupportable anniversaire que « l’homme de la grue » comme les médias vont le surnommer, a pris cette terrible décision et est prêt à aller jusqu’au bout de son combat. Camille de son côté, est tiraillée entre sa vie de collégienne, sa mère qui semble déterminée à éloigner à tout jamais l’adolescente de son père, et les infos qu’elle reçoit, comme la France entière, sur le geste de son père, au Journal de 20 heures.

Mon avis: 15/20. Emouvant mais très jeunesse malgré tout.

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Résilience, de Julia M. Tean

couv13951328Titre : Résilience
Auteur : Julia M Tean
Maison d’édition : Rebelle
Sortie : 8 Octobre 2016
# de pages : 147
Genre : drame

Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ? Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience.

Mon avis: 20/20 Une claque... un livre à découvrir...

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