Archives pour la catégorie Jeunesse/YA

Little monsters de Kara Thomas

« Vous est-il déjà arrivé de vouloir quelque chose au point d’en mourir ? »
Quand elle emménage à Broken Falls, une nouvelle vie commence pour Kacey. Tout le monde ici est tellement gentil. Et elle se fait même des amies, Bailey et Jade, qui l’accueillent à bras ouverts. Mais, soudaine, ces dernières se montrent étrangement distantes. Et elles omettent de l’inviter à la plus grosse soirée de l’année.
Kacey, décidée à confronter ses amies, n’en aura pourtant jamais l’occasion : après la fête Bailey disparaît sans laisser de traces. Broken Falls ne semble plus si chaleureuse. Surtout pour elle, la nouvelle.
Kacey est sur le point d’apprendre deux choses très importantes : parfois, les apparences peuvent se révéler trompeuses. Et parfois, quand on est la nouvelle, il ne faut faire confiance à personne.

16/20. Une belle découverte

Je ne sais pas vous dire exactement ce qui m’a attiré dans ce livre… La couverture, que je trouvais sympa, le résumé, qui a su attiser ma curiosité, le fait que cela mette en scène des ados « ordinaires mais pas tant que ça » puisque le résumé met en avant que les apparences sont trompeuses, et aussi le fait qu’il y a un petit temps que je n’avais pas lu de Young Adult et que l’arrivée du printemps et du soleil m’a donné envie d’un livre un peu plus jeunesse et léger…

Et donc, me voilà partie dans la lecture…

Alors, pour le côté jeunesse/YA, clairement, il n’y a pas photo… j’ai déjà lu des livres YA écrits « comme des livres adultes », mais là, ce n’est pas le cas. La plume de l’auteure est vraiment simple, parfois un peu trop pour un récit « thriller »… Le côté positif, c’est que ça se lit vraiment facilement du coup, on avance assez vite dans l’histoire.

J’ai adoré le côté légende locale, malédiction, qui est avancée dans le livre.

Le fait qu’il y ait deux narrateurs m’a bien plus aussi,… le passé par Bailey, et le présent par Kacey. Cela permet à ce que petit à petit, tout se mette en place, tout devienne limpide…
Il y a des dialogues assez présents, et leur fluidité est telle que cela rend la lecture très agréable.

J’ai trouvé le personnage de Kacey assez fade, je l’ai trouvée influençable, naïve, sans personnalité. Sa demi-sœur, plus jeune qu’elle, est finalement presque plus mature.
Mais malgré tout, au final, l’auteur nous mène pas mal par le bout du nez, il se débrouille très bien pour que l’on puisse adorer et détester les personnages comme il le désire. Il manie finalement nos ressentis avec brio.

Le gros point fort du roman, c’est sans conteste le suspense, l’histoire et son déroulement, et ce qui mène à un dénouement des plus surprenants… rien que pour ça, on lui pardonnera les petits côtés simplistes de l’écriture.
J’avais hâte de progresser dans l’histoire, d’en savoir plus sur l’action présente, mais aussi sur l’histoire surgie du passé…

Une lecture qui me laisse au final un avis positif, une lecture très agréable, des personnes que l’on adore ou que l’on déteste, mais dont l’histoire est addictive 🙂
Si vous êtes fan de Pretty Litle Liars, cela devrait vous plaire 🙂

 
18. la vue depuis un appartement, bureau, maison…

Lu en partenariat avec la maison d’édition via Netgalley

Ce livre vous intéresse? Les infos pratiques…

 

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La vérité sur Alice de Jennifer Mathieu

« Les gens ne deviennent pas méchants et vicieux du jour au lendemain. Mais laissez leur un temps d’adaptation, et ils seront capables du pire. »
Au lycée de Healy, la vérité est une question de point de vue. Alice Franklin est une trainée. Tout le monde le sait. C’est forcément vrai puisque c’est écrit partout sur les murs des toilettes. On dit qu’elle a couché avec deux garçons d’affilée et qu’elle a provoqué la mort de l’un d’entre eux.
Tout le monde a sa vérité sur Alice : son ancienne meilleure amie, l’entourage de la victime, son admirateur secret…
Quelle sera la votre ?
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15/20. Des thèmes intéressants, d'actualité, mais parfois sous exploités.

J’avais énormément entendu parler de ce livre en bien, mais comme d’habitude, je n’aime pas trop me jeter à corps perdu sur une lecture quand elle fait le buzz… car j’ai toujours peur de me faire une montagne d’attentes vis-à-vis du livre, et d’être ensuite tellement déçue…
Je viens donc bien après coup lire ce roman jeunesse, dans le cadre du challenge Lire en thème que j’organise, dont le thème était « un prénom dans le titre »…

J’ai plutôt pas mal apprécié cette lecture… même si je m’attendais à autre chose au final… La fin m’a laissé un gout de trop peu…

J’ai aimé la construction du livre : à tour de rôle, on va découvrir l’opinion que tout l’entourage d’Alice a sur elle, comment les gens la perçoivent, comment ils la traitent, comment la rumeur a commencer à se propager, pourquoi ? Comment ? … et petit à petit, démêler le vrai du faux.

J’ai un peu moins apprécié, par contre, le fait qu’on laisse un peu moins la parole à la principale intéressée, Alice. J’aurais aimé avoir beaucoup plus de passage avec ses propres ressentis…

Les personnages sont assez ado (normal me direz-vous, c’est le public cible du roman), et surtout, très stéréotypés… Et j’ai trouvé que ça manquait un peu de profondeur malgré tout.
Les avis que l’on rencontre sont ceux de sa prétendue meilleure amie « qui la connaît comme personne », l’asocial de service de l’école qui ne parle à personne (ou plutôt, à qui personne ne veut parler), la fille hyper populaire, et le sportif à qui aucune fille ne résiste et accessoirement meilleur ami du jeune qui s’est tué en voiture.
Autant de personnalités différentes et aux antipodes l’unes de l’autres, et autant de points de vue bien affirmés.

De même, je pensais que le livre serait plus centré sur le harcèlement et ses conséquences, donc là, je me suis un peu fourvoyée (c’est ma faute), mais du coup, j’ai eu un petit goût de trop peu en refermant ce livre. C’est plus la rumeur le thème principal du livre…
Pourtant, on peut y retrouver toute la méchanceté dont les gens peuvent être capable, que ce soit par jalousie, par peine, par peur, par envie de se protéger, …. On voit tout se mettre en place, et on y assiste impuissant, finalement,…

Les thèmes abordés sont sérieux et graves malgré tout : le « voyeurisme passif » (voir une personne s’en prendre plein la figure, observer sans rien faire, presque s’en délecter…), la propagation des rumeurs qui peuvent être oh combien destructrices pour la personne qui en est victime, l’influence sociale et la popularité (et ce qu’on est prêts à faire pour l’acquérir ou la garder), la diffamation, l’influence des parents sur leurs enfants, …

C’est comme quand on a lu Le Journal d’Anne Frank, en cinquième. Je suis persuadée que, si j’avais vécu la guerre, j’aurais été nazie, parce que je n’aurais pas eu le courage d’être autre chose. Parce que j’aurais eu trop peur d’aller à contre-courant. J’aurais été passive, mais dans le mauvais camp. Bien sûr, je ne l’ai pas dit à voix haute… mais je me souviens que pendant le cours tout le monde disait : « J’aurais aidé Anne. Je me serais rebellé. Je ne comprends pas comment on a pu laisser de telles choses arriver, bla-bla-bla. » Si tout le monde pense comme ça, alors pourquoi seulement une poignée de personnes a agi à l’époque ? Ça prouve bien que je suis la plus honnête !

L’histoire est malgré tout bien construite, car certaines choses sont laissées ça et là pour nous tenir en haleine, pour nous donner envie d’en savoir plus, de savoir la vérité.. Qu’on a finalement qu’à la toute fin du roman.

Ce roman, par le thème, les différents points de vue, etc… nous fait passer pas pas mal d’émotions, depuis la colère et le dégoût face à la rumeur, à la peine par rapport à certaines situations… Il aborde des sujets assez d’actualité pour les jeunes de cette époque (aïe, je viens de me prendre 30 ans dans la tronche) et les aborde de manière accessible et marquante.

Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants: 


Un prénom dans le titre

10. une/des mains. (j’accepte juste des doigts)

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Normal(e) de Lisa Williamson

Titre : Normal(e)
Auteur : Lisa Williamson
Maison d’édition : Editions Hachette
Sortie : 29 mars 2017
# de pages : 350
Genre : jeunesse

« Je ne suis pas gay. Je suis juste une fille hétéro coincée dans un corps de mec. »

À 8 ans, David Piper a déclaré devant sa classe : « Je veux être une fille ». Six ans plus tard, il reste le mouton noir de son école. Tout le monde le croit gay, mais au fond de lui, il est simplement une fille dans un corps de garçon.
Leo Denton vient d’arriver au lycée. Il se fait passer pour un dur inaccessible. Pourtant, il cache lui aussi un secret… Il n’est pas né Leo Denton. Il est une fille devenue un garçon.
À compter du jour où Leo prend la défense de David, une amitié naît. Au cœur des tourments adolescents, une question revient sans cesse : qui sont-ils réellement ? David et Leo refusent de se conformer aux étiquettes qu’on leur a collées. Confrontés au regard des autres, auront-ils le courage et la force de se réaliser ?

Mon avis: une belle lecture malgré des débuts difficiles

 

Ce que j’en pense?

Je dois vous avouer que le résumé m’a donné énormément envie de découvrir ce livre… C’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, dans le sens où l’injustice, les discriminations, j’ai ça en horreur, et donc c’est le genre de thème auquel je suis très sensible.

« Un après-midi, alors que j’avais huit ans, la maîtresse nous a dit d’écrire ce que nous voulions devenir une fois plus grands. Mlle Box a fait le tour de la classe pour demander à chacun de se lever et de partager ce qu’il ou elle avait écrit. Zachary Olsen voulait jouer en Première Ligue. Lexi Taylor rêvait de brûler les planches. Harry Beaumont se voyait Premier Ministre. Simon Allen espérait devenir Harry Potter, à tel point qu’il s’était gravé un éclair sur le front à coups de ciseaux le trimestre précédent. Moi, je ne voulais rien de tout ça. Voilà ce que j’avais écrit :   Je veux être une fille. »

C’est donc un livre jeunesse, qui se veut raconté par des jeunes pour les jeunes, … et j’ai trouvé le style tellement peu adapté… On y retrouve des expressions telles que « je vais payer ma pitance », pour dire qu’il va payer son déjeuner, par exemple… ou « elle me claque la bise », « me fait risette », … j’ai franchement trouvé ça un peu trop lourd.

Ça sonne faux, et c’est vraiment dommage… car il y avait une belle idée d’exploitation du thème, mais que le style annihile complètement.

J’ai trouvé aussi qu’on tournait beaucoup trop autour du pot, un peu comme pour éviter de dire ce qu’il y avait à dire…. C’est dommage car je pense qu’au moment où le livre commençait à prendre sens, je pense que beaucoup auront déjà abandonné la lecture par ennui.

Le livre aborde tant le fait de s’accepter, de se trouver, mais aussi de la difficile annonce à la famille… les craintes, les « attentes » de la famille, etc…

« J’avale ma salive. La voilà, l’occasion pour moi de tout déballer. Cinq petits mots : Je. Veux. Être. Une. Fille. Une phrase qui refuse de sortir. Elle reste désespérément coincée dans ma gorge, où elle me réduit au silence. Parce que la confidence que maman essaie de me soutirer n’est pas celle à laquelle elle s’est préparée. Parce que maman s’attend à ce que je lui dise que je suis gay.
Sauf qu’elle et papa ont tout interprété de travers, exactement comme Leo à la cantine l’autre jour. Parce que je ne suis pas gay. Je suis juste une fille hétéro coincée dans un corps de mec. Mais comment leur annoncer ça ? »

En dehors de ça, heureusement, il y a du positif :
le thème est d’actualité, et est assez bien abordé pour les jeunes de manière à ce que chaque transgenre puisse s’y retrouver (je ne vous dis pas pourquoi ou comment pour ne pas vous spoiler l’histoire).

Les personnages de David et Léo, les deux  « centraux » du roman, sont hyper attachants, on ne peut pas ne pas les apprécier, je trouve.

D’ailleurs, je ne vous cache pas que je n’ai pas pu retenir quelques larmes…

En bref, c’est un livre que je pourrais vous conseiller malgré tout rien que pour le thème abordé, mais il faut vous accrocher pour la première moitié du livre car heureusement, la suite vaut la peine…

 

 Lu en partenariat avec la maison d’édition via Netgalley

Là où se cache le diable ( Benjamin Guérif )

Titre : Là où se cache le diable
Auteur : Benjamin Guérif
Maison d’édition : Syros (Rat noir)
Sortie : 17 mai 2015
# de pages : 148
Genre : jeunesse

Adam est un adolescent solitaire. Ses parents viennent d’acheter une maison isolée en pleine campagne et, malgré la sinistre brume hivernale, il prend plaisir à explorer, après les cours, ce paysage à l’abandon. Un soir, il aperçoit une lueur qui vacille au-dessus du sol, comme un spectre. Adam n’a jamais eu peur des fantômes, il veut comprendre ce qu’il a vu. Seulement, la  » réalité  » est parfois plus étrange qu’on ne le croit…

Mon avis: 08/20. Trop de descriptions et manque d'action.

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Dix jours sans écrans – Sophie Rigal-Goulard

couv2112176Titre : Dix jours sans écrans
Auteur : Sophie Rigal-Goulard
Maison d’édition : Rageot
Sortie : 16 septembre 2016
# de pages : 160
Genre : Jeunesse

Ce matin, la maîtresse nous a proposé de relever un défi. Passer dix jours entiers sans écrans ! Pas de télé, pas de console, d’ordinateur, de tablette ou de téléphone emprunté à nos parents… J’ai éclaté de rire. C’est impossible, bien sûr.

Mon avis: 16/20. Un livre bien amené qui fait réfléchir les enfants.

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