Archives pour la catégorie Vécus/Docus/Pratiques

L’enfant de l’enfer de Cathy Glass

Cathy Glass, mère d’accueil dévouée et expérimentée, se voit confier Aimee, petite fille de huit ans qui n’a connu que l’enfer du quotidien de sa mère toxicomane. Sale, infestée de poux, agressive, illettrée, Aimee découvre auprès de Cathy des plaisirs simples: une chambre à soi, de vrais repas, des bains et des vêtements propres, la présence d’adultes affectueux. Mais pour la petite fille, apprécier cette nouvelle vie, c’est aussi trahir l’amour qu’elle porte à sa mère. Sur le chemin ardu de l’apaisement, Aimee trouve en Cathy une oreille attentive et lui dévoile les plus sombres moments de sa jeune existence. Une libération nécessaire pour laisser le passé derrière elle et aborder l’avenir avec l’innocence de ses huit ans.*
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20/20 Un témoignage entre l’indignation et l'espoir...

Si vous suivez le blog, vous n’êtes pas sans savoir que les livres concernant l’enfance maltraitée est quelque chose que j’aime énormément lire… pas que j’aime lire le malheur des autres, mais je trouve ces récits tellement enrichissants, …. Ils permettent de relativiser notre vision de la vie, relativiser nos « petits maux », et aussi, être parfois plus attentif au monde qui nous entoure…

Dans ce genre de livres, Cathy Glass est sans aucun doute en haut de la liste des auteurs que j’apprécie le plus… elle a le don particulier de nous raconter l’histoire de ces enfants qu’elle recueille… (d’ailleurs, du même auteur, j’ai vu que dans la même collection il y avait également La petite princesse de papa, que j’espère pouvoir découvrir. )

Ici, on se retrouve avec l’histoire de Aimée, une petite fille qui malheureusement, porte bien mal son nom… Elle est retirée à sa mère et placée à l’âge de 8 ans après avoir vécu un enfer...Vie dans un appart immonde, sans eau chaude, sans chauffage, sans lit, … elle vit dans la crasse, à même le sol, avec sa mère, droguée… son père, parti de la maison, est drogué également… elle se nourrit exclusivement de biscuits… n’a aucune notion d’hygiène ni suivi scolaire régulier…
Aucun enfant ne devrait connaître ça.. et encore, je ne vous raconte pas le reste pour ne pas vous spoiler le livre….

Quand elle arrive chez Cathy, elle est sale, agressive, sans aucune retenue… les gestes élémentaires de vie ne lui ont pas été appris… La mère de l’enfant fait la misère à Cathy, car elle n’accepte pas qu’on lui retire sa fille… comme ses autres enfants l’ont été par le passé… mais ça ne démonte pas la mère d’accueil.

On va suivre l’évolution de Aimée d’une part, mais aussi découvrir son histoire,les drames de sa vie, l’étendue de la maltraitance et de l’horreur qui faisaient son quotidien…
Le livre pointe également les failles des services sociaux, que ce soit dans la prise en charge des enfants, le suivi des dossiers, et les lourdeurs administratives et judiciaires auxquelles ils doivent faire face…

Cathy Glass est très complète dans ses récits, elle nous livre tout, de la réalité des choses à ses ressentis, de la vie avec l’enfant au combat administratif/social qui se dispute à côté… ça donne une vision tellement effrayante et magnifique à la fois de ce « travail » de famille d’accueil, même si je trouve que bien au delà d’un travail, c’est une véritable vocation et un tel don de soi…

Elle a également une façon de raconter les choses que j’aime beaucoup : même si elle nous raconte l’horreur vécue par Aimée, elle ne tombe pas dans le larmoyant, dans le mélodramatique… L’histoire est racontée de manière digne, de manière simple, de manière certes émouvante, mais pas dans l’exagération en vue de faire pleurer dans les chaumières…. Attention, je ne vous cache pas que les choses atroces qui sont racontées m’ont touchée et émue aux larmes, mais le récit est écrit de manière respectable et dans la réserve. Les mots sont justes, ils sont posés et réfléchis.
Et si vous avez lu d’autres livres de l’auteur, elle fait référence à d’autres enfants recueillis dont elle a déjà raconté l’histoire dans un d’autres livres, et ça a tendance, avec moi en tous cas, à renforcer mon attachement à l’histoire, presque de faire « partie de la famille », ou du moins, de m’en sentir plus proche et d’en apprécier encore plus l’histoire.

L’histoire d’Aimée m’a beaucoup émue, car aucun enfant ne devrait connaître ce genre de vie… ce que cette petite fille, du haut de ses 8 ans, a vécu, c’est juste fou, inadmissible, intolérable…

Il est difficile de vous parler du livre sans trop vous en dire, sans vous raconter l’histoire d’ Aimée…
Une chose est certaine, toutes les Cathy Glass ont mon plus grand respect, car ce qu’elles font pour ces enfants, c’est juste magnifique…

En tous cas, si ce genre de témoignages vous intéresse, vous interpelle, je vous conseille ce livre à 200%…

Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants: 

  

119. des cheveux ou quelque chose avec des cheveux.

Lu en partenariat avec la maison d’édition 

Ce livre vous intéresse? Les infos pratiques…

  • Titre : L’enfant de l’enfer
  • Auteur : Cathy Glass
  • Maison d’édition : L’archipel / L’archipoche
  • Sortie : 7 Mars 2018
  • # de pages : 384 pages
  • Genre : Témoignage
  • sur Livraddict, d’autres avis
  • sur le site de la maison d’édition
  • sur Amazon

 

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Madame connasse se lâche ! de Collectif

Madame Connasse, reine des punchlines : les mecs, les enfants, le sport, le sexe, les copines, le taf… Rien ni personne n’est épargné. Ça pique un peu les yeux mais, comme son gros million de fans sur Facebook, vous allez a-do-rer! Méchamment drôle, efficace et sans pitié, faut pas la chercher. Son livre est sans concession, ses saillies sont sans filtre, éloignez les âmes sensibles et les délicats. Pour tous les autres : Dieu que c’est bon! Seule consigne : No limit! Décapantes, jouissives, osées, les répliques de Madame Connasse font mouche

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4/20. Inutile, vu et revu, sans intérêt.

Mon avis sur ce livre va être très court.. car il n’y a franchement pas grand chose à dire…

En fait, je ne vois pas trop l’utilité de cet ouvrage, à vrai dire, si ce n’est de faire dépenser de l’argent inutilement aux gens…
Car au final, rien d’exceptionnel, rien qui n’ait déjà été vu et revu sur Facebook ou autre réseau social… Ce n’est que du copié-collé de ces phrases et citations que l’on voit passer à tour de bras sur les profils…

Alors oui, certaines petites phrases m’ont fait sourire, mais franchement, dépenser 9,90€ pour ça… j’ai envie de dire « Mais de qui on se fout »?
C’est un peu comme les livres « Ta mère », sortis dans mon adolescence, ou les recueils « VDM », où tout le contenu se trouve finalement en ligne ou sur l’application, où il n’y a rien de nouveau… ceux qui sont intéressés par ce genre de contenu sont déjà « abonnés » ou suivent le site ou le profil, et donc, le support papier n’apporte rien…

De plus, venir parler de sa « répartie à toute épreuve », « son livre est sans concession »… Oui mais non, ce sont des phrases/répliques qui ne sont pas imputables au profil de « Madame connasse », cela reste des choses piquées aux autres sur internet.. D’accord, le mot plagiat serait un peu fort, mais au final, c’est quand même presque le cas…

Je vous mets malgré tout certains petits passages, qui m’ont un peu plus plu, mais encore une fois, cela ne justifie pas, à mes yeux, l’achat de ce livre…

    

Pour moi, ça reste purement et simplement des « livres arnaques »…

Ce livre vous intéresse? Les infos pratiques…

  • Titre : Madame connasse se lâche !
  • Auteur : Collectif
  • Maison d’édition : Editions De l’opportun
  • Sortie : 2017
  • # de pages : 287
  • Genre : Humour
  • sur Livraddict, d’autres avis
  • sur Amazon

 

Marni, trichotillomane de Marni Bates (2011)

Marni arrache continuellement ses cheveux. Incapable de gérer l’accumulation du stress chez elle et à l’école, Marni commence par s’arracher les sourcils, puis les cils… et même les cheveux sur le haut du crâne, pour apaiser son esprit et échapper aux pressions extérieures. Lorsqu’elle commence à s’arracher les cheveux l’été précédant son entrée au lycée, Marni devient très vite dépendante de son habitude. Malheureusement, lorsqu’elle découvre qu’elle est atteinte d’un trouble reconnu – la trichotillomanie, aussi dite  » tricho  » – il est déjà trop tard.  » Un jour j’ai regardé en face cette fille dans le miroir, sans sourcils ni cils ni frange, et je ne me suis plus reconnue. C’est là que j’ai compris que j’avais un gros problème.

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7/20. Le trouble n'est pas du tout expliqué ou trop peu abordé.

Ce livre m’intéressait depuis pas mal de temps, mais comme il n’était plus édité, il n’a pas été si simple pour moi de réussir à le trouver…
Mais l’histoire de ce « TOC », ses origines, ses conséquences, m’intéresse au plus haut point… J’aime énormément les livres qui tournent autour des « troubles du comportement » (sans côté péjoratif), des TOC, des phobies, etc…

​C’est donc pour ça que j’ai eu envie de me plonger dans l’univers de Marni, pour en savoir plus sur ce trouble qui est assez méconnu, je dois dire.

Pour ceux qui n’auraient pas fait le lien, l’auteure est la même que celle de la saga Miss Malaise ,que j’ai d’ailleurs peu apprécié pour le côté trop jeunesse et sans grand intérêt.Vous trouverez le lien de ma chronique en bas de cet article. 

Le livre, qui est donc un témoignage, se présente sous forme de chapitres très courts qui sont autant d’épisodes dans sa vie…

Je dois avouer que je l’ai trouvé terriblement niaiseuse: comme prétendre que si elle n’avait pas de pouvoirs magiques c’est parce que le médecin est arrivé en retard et que du coup elle est née le lendemain d’halloween…
Puis découvrir Harry Potter et s’en sentir proche parce elle appartenait elle aussi a un autre monde que les moldus ne comprenaient pas…

Elle vivait dans son petit monde avec bien peu de considération pour les autres… j’ai trouvé ça triste.Même si elle était jeune au moment de ces « révélations », c’est à mon sens là qu’on voit que la trichotillomanie n’est pas son seul trouble.

Idem avec son côté Calimero car même si elle dit au début avoir compris qu’elle était seule responsable de ce qui lui arrive, elle se plaint beaucoup malgré tout… à plusieurs moments, je me suis dit « tout ça pour ça »? Maintenant, c’est peut être mon boulot ou ma vision de la vie qui me fait relativiser un peu trop certaines choses du quotidien, mais j’ai vraiment trouvé qu’elle faisait des montagnes pour pas grand chose, et ça m’a vraiment donné envie de la secouer un bon coup 😦 Elle râle sur son isolement puis expliqué qu’elle s’isole d’elle même…elle en veut au monde entier…

Elle n’a pas réussi à me toucher ce qui est pourtant rare dans les témoignages

C’est donc une énorme déception pour moi, car j’espérais vraiment en apprendre un peu plus sur les tocs, leur incidence, la manière de s’en sortir, etc… mais je n’ai pas vraiment retrouvé ça dans ce livre, c’est dommage.

Généralement, j’attends de ce genre de livres qu’il y ait une leçon de vie, des conseils, une morale… mais rien de tout ça ici… il me laisse complètement sur ma faim arrivée à la fin, je me suis dit qu’il manquait quelque chose, une fin « positive », un message d’espoir, des conseils ou piste… mais non… J’ai trouvé ce livre trop superficiel et gamin, trop pleurnichard comme témoignage, j’aurais aimé quelque chose de plus descriptif du trouble et de ses issues …

Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants: 

 

  • 54. une bouche en mouvement (en train de parler, tirer la langue…). –> en train de souffler

Ce livre vous intéresse? Les infos pratiques…

  • Titre : Marni, trichotillomane
  • Auteur : Marni Bates
  • Maison d’édition : Editions Original Books (Original jeunesse)
  • Sortie : 2011
  • # de pages : 159 pages
  • Genre : témoignage
  • sur Livraddict, d’autres avis
  • sur le site de la maison d’édition
  • sur Amazon

Autres livres de l’auteur
(si je les ai lus et chroniqués, je vous ai mis le lien de ma chronique sur la cover 😉 )

Devenir végétarien pour les Nuls en BD

Vous êtes déjà végétarien ou vous souhaitez le devenir ? Vous désirez en savoir davantage sur ce mode de vie qui vous attire ? Cette BD vous racontera avec humour et légèreté l’histoire du végétarisme, sa philosophie, ses différentes formes, les bonnes raisons de sauter le pas et vous donnera des informations pratiques et utiles pour savoir comment vous y prendre et éviter les erreurs les plus courantes. 
Parce que végétarisme et gourmandise ne sont pas incompatibles, vous apprendrez à faire vos courses, à bien choisir vos ingrédients, vous découvrirez les astuces pour remplacer la viande, et bien sûr /cuisiner et se faire plaisir.

16/20. Un moyen ludique et amusant de s'informer

Petit disclaimer: Je ne suis pas là pour vous dire quelle alimentation adopter, ni pour que vous me disiez ce que je dois mettre dans mon assiette…. merci de respecter les choix de chacun 😉 

 J’ai eu envie de lire cette BD pour plusieurs raisons… Déjà la première, le végétarisme est quelque chose qui m’intéresse de très près, ensuite, j’ai eu envie de voir la manière dont cela allait bien pouvoir être abordé sous forme de BD…
Enfin, étant en panne de lecture depuis plusieurs semaines/mois, j’avais envie de reprendre petit à petit la lecture, et les BD me semblaient adéquates…

Le livre est pas mal fait je trouve..
On est face à 4 types de personnes qui apportent chacunes leur pièce à l’édifice: on a le végé en devenir (qui pose ses questions), la végé confirmée (qui permet d’apporter un avis plus expérimenté mais toujours au niveau « consommateur » et vie quotidienne), un diététicien (qui apporte des infos nutritionnelles etc..) et une omnivore (pour le côté « vivre avec un végé » et les difficultés que cela peut parfois apporter)…

Le livre aborde la chose avec d’une part beaucoup de simplicité, prenant depuis la base de la base (comme les différents « types » de végétarisme, même si je ne suis pas trop d’accord avec ces sous-groupes en général), un petit historique du végétarisme au travers du temps et de l’histoire (j’ai trouvé ça chouette aussi, car ça place vraiment les choses dans un contexte) et le tout à un niveau très accessible,

Ce que j’ai également aimé, c’est qu’il n’y a jamais de ton moralisateur ou culpabilisant… le contenu énonce des faits, des chiffres, des informations… après, à chacun d’en faire ce qu’il veut, de balayer devant sa porte, et de voir où il veut se diriger… Et j’apprécie ça… Le livre insiste bien: Le végétarisme est une affaire personnelle, de conviction et choix personnels…

Il insiste également sur certains travers de la « vie quotidienne » d’omnivore, notamment avec, par exemple, une mise en garde sur les produits « bas prix », dont on ne sait pas forcément la composition… Là aussi, ça met en avant l’information, de manière ludique histoire de ne pas heurter par de l’argumentaire qui braquerait le lecteur… Par exemple, ils abordent le cas des nuggets et de leur réelle composition… Mais en donnant des pistes pour aller s’informer par soi-même, et ça, je trouve que c’est important… Les gens peuvent ainsi aller ensuite eux-mêmes chercher l’information qui les intéresse, confronter les avis et c’est tellement mieux, je pense, que d’avoir un seul avis orienté… de plus, ça permet, en allant chercher soi-même l’info, de mieux « l’assimiler », je trouve.

On y aborde aussi bien la transition, que l’alimentation, comment éviter les carences, est-ce qu’il y a réellement risque de carence? est-ce qu’il faut de complémenter? comment ça se passe pour la grossesse, …
Il y a des conseils « courses », avec les essentiels, la base à voir chez soi pour une alimentation végétarienne « saine » et variée,…

Il met aussi en avant une liste de documentaires intéressants à regarder si le végétarisme/véganisme nous intéresse, si la BD nous a donné envie d’aller plus loin, …

En bref, une BD amusante, déculpabilisante (en cas de craquage), informative mais pour donner des pistes de réflexion, …
Je pense qu’elle peut convenir à tout végé en devenir, ceux qui se posent des questions sur le végétarisme sans oser se lancer, aux conjoints de végé qui ne comprennent pas toujours les motivations,….
L’accessibilité de ce format fait que même pour des ados que le sujet intéresserait, il est top…

Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants: 

 
100. quelque chose qui représente vos résolutions de l’année.  –> l’envie de me tourner plus concrètement vers le végétarisme

Ce livre vous intéresse? Les infos pratiques…

  • Titre : Devenir végétarien pour les Nuls en BD
  • Auteur : Baptiste AMSALLEM
  • Maison d’édition : First/Delcourt
  • Sortie : 16 novembre 2017
  • # de pages : 96 pages
  • Genre : Pratique
  • sur Livraddict, d’autres avis
  • sur le site de la maison d’édition
  • sur Amazon

 

Très intime (Ina Mihalache)

Titre : Très intime
Auteur : Ina Mihalache
Maison d’édition : Editions Payot (Documents)
Sortie : 1er février 2017
# de pages : 285 pages
Genre : témoignage

Le baiser le meilleur, les moments où elles préféreraient ne pas, ceux où elles se sentent désirables, les plans à trois, les joies du cunnilingus, la quête du « dragon de l’orgasme fou », l’influence du porno, les abus et les humiliations, les libidos en berne, la fougue, les hommes-objets… Elles ont entre 18 et 46 ans. Solange s’invite dans leur chambre à coucher. Elle leur demande comment ça se passe concrètement dans leur vie amoureuse. Directes, caustiques, réjouissantes, lucides, elles lui disent tout, elles le disent bien, avec les vrais mots, et ça secoue. Un livre qui fait entendre une parole féminine et féministe, une parole libératoire, déculpabilisante, qui résonne comme un manifeste contre la victimisation des femmes.
 

Pfftt... les mots me manquent...


J’avais lu le livre Solange te parle, que je n’avais pas trop aimé… Même si je trouvais certains « articles » intéressants, je n’accrochais pas à la manière de communiquer de Ina… C’est comme pour tout, on accroche ou pas…
Mais je ne voulais pas rester sur un « échec », sur un rendez-vous manqué, et j’ai eu envie de donner sa chance à son second livre.

Ici, ce n’est pas elle qui nous raconte quelque chose, mais elle nous présente les histoires d’autres femmes au travers d’interview…

« Au début je leur ai dit : je vais débarquer chez mes sujets avec un micro, ma brosse à dents et mon pyjama, et je les interrogerai pendant la tisane, avant de dormir sagement avec elles. »

Eh bien malheureusement, j’ai encore moins aimé ce livre que le précédent. J’ai trouvé que la manière d’aborder ces sujets, ça m’a un peu dérangée… J’ai trouvé que ce livre déshumanisait les femmes « comme des animaux de laboratoire ».

De plus, je trouve triste et déplacé qu’elle n’ait pas pensé utile de demander aux femmes concernées si elles étaient d’accord pour publier leur témoignage. C’est bien d’aller parler de consentement dans l’introduction, mais en faire complètement l’impasse pour se faire de l’argent sur leur dos… car oui, au final, c’est ça… Se servir de l’histoire de ces femmes pour écrire un livre… et se servir de sa notoriété sur le net pour vendre ce livre… je n’aime pas ce principe. Se livrer pour une émission de radio ou pour se retrouver dans un livre, quoi qu’on en dise, ce n’est pas la même chose!

Lire ces histoires, ça m’a donné une impression de voyeurisme malsain, c’est pourquoi j’ai eu autant de mal à le lire… Car j’ai eu l’impression de m’immiscer dans des histoires qui ne l’étaient pas destinées, l’impression de violer l’intimité de ces femmes. Un peu comme surprendre la conversation de deux personnes ou de deux amies dans un café, quelque chose qu’on entend sans être invitée à le faire et qui ne nous regarde pas…

Certaines questions m’ont mis mal à l’aise, certaines réponses aussi…
Certaines histoires m’ont touchée plus que d’autres, et bizarrement, je me suis encore sentie plus mal à l’aise de les lire.

« Il était très sanguin. Si j’exprimais un désaccord avec lui, tout de suite il se mettait presque en colère parce que je voulais pas abonder dans son sens. Ça me plaisait pas. Après, c’est allé crescendo. On a vécu un petit peu ensemble et lui me laissait les piles de vaisselle sale qui moisissaient depuis trois semaines dans l’évier avec un post-it : « Merci de faire le nécessaire. » Ça a commencé à devenir vraiment malsain quand il a réussi à asseoir cette domination et à se permettre des choses qu’on ne peut pas permettre. »

Car même si le témoignage de ces femmes est « intéressant », du moins pour certaines, l’éthique derrière me déplaît fortement.

Bref, une lecture que je ne vous conseillerai pas, vous l’aurez compris…

Autres livres de l’auteur
(si je les ai lus et chroniqués, je vous ai mis le lien de ma chronique sur la cover 😉 )

Solange te parle, ce sont les choses de la vie et c’est addictif. De l’art d’accueillir une bonne nouvelle à la nécessité de savoir dire « Je t’aime », d’un éloge hilarant du pénis à une réflexion sur la société narcissique, Solange, fausse neurasthénique et vraie timide, mi-ingénue mi-démon, parle du droit à la différence, du corps et du désir, de l’inadaptation, de la pornographie, de la solitude, de la génération des digital natives. C’est très drôle, insolent et ça pousse à penser. Sur Youtube, ses vidéos ont été vues plus de quinze millions de fois.