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Souvenirs effacés de Arno Strobel

L’enlèvement de son fils… Sa fuite nocturne à travers le parc… Le coup sur la tête… A son réveil d’un coma de deux mois, Sibylle a l’impression de se souvenir de tout. Elle a 34 ans, vit avec son mari dans une ville voisine.
Étrangement, le médecin à son chevet lui assure qu’elle n’a jamais eu d’enfant. Sibylle décide alors de fuir l’hôpital en pleine nuit pour rentrer chez elle.

Une automobiliste stoppe et la raccompagne jusqu’à son domicile. Mais, lorsque son mari ouvre la porte, il ne la reconnaît pas, malgré les détails intimes qu’elle lui livre.
A qui Sibylle peut-elle faire encore confiance ? Et qui est-elle vraiment ?

Une lecture géniale pour l'été: du thriller sympa et accessible...

J’ai découvert la plume de Arno Strobel par la lecture de son livre « Enterrées vivantes », dont vous trouverez la chronique ici… Je l’ai lu il y a peu, à sa sortie en poche chez L’Archipoche, et j’avais vraiment apprécié cette lecture à la fois prenante et pas trop prise de tête.

Pour Souvenirs effacés, le schéma est un peu le même…

On entre directement dans le vif du sujet, quand Sibylle, une jeune femme, se réveille dans ce qui semble être une chambre d’hôpital assez glauque (pas de fenêtre, pas de sonnette pour appeler de l’assistance, pas d’infirmière… ). Elle ne semble pas avoir de signe extérieur de traumatisme, et pourtant le médecin qui vient lui rendre visite lui annonce qu’elle est restée inconsciente pendant 2 mois. Quand elle demande à voir son mari et son fils, les choses se compliquent : le médecin lui affirme qu’elle n’a jamais eu de fils ! Commence alors la longue quête de Sibylle à la recherche de sa mémoire et de la vérité…

Alors oui, le thème de l’amnésie, c’est un sujet assez récurrent d’une part, mais qui par ailleurs peut être amené et travaillé de tellement de manières que je le trouve très intéressant. Je m’intéresse beaucoup à ce sujet des pertes de mémoires, que ce soit au travers d’amnésie due à un traumatisme ou à une maladie. Donc autant vous dire que j’étais dans mon élément …

Les personnages sont relativement bien travaillés et amenés, de manière à savoir amener le trouble chez le lecteur… en tous cas, ça a marché avec moi… Sibylle a-t-elle toute sa tête ou est-elle folle ? Est-ce que ces personnes qui semblent vouloir l’aider sont dignes de confiance alors qu’ils ne semblent pas être dans le même camp… A qui se fier, du coup ? Au fil du livre, on adore puis se méfie des personnages, à tour de rôle…

Sibylle est un personnage très attachant… on a vraiment envie de l’aider, de l’accompagner dans sa recherche de la vérité, car on la sent vulnérable, on la sent fragile, on la sent déstabilisée… c’est le genre de protagoniste que je prends vite en affection…Surtout qu’il faut le reconnaître, l’auteur lui en fait voir, rien ne lui est épargné, aucun répit accordé… de coups dur en déceptions, de difficulté en découragement, elle va pourtant continuer sa route encore et encore, avec une rare détermination…

La plume de l’auteur est toujours aussi agréable, c’est le roman thriller par excellence pour l’été : on est pris dans l’engrenage de l’histoire, on n’a pas envie de lâcher le livre, mais malgré tout, ce n’est pas trop prise de tête et ça se lit facilement. On se fait balader de droite à gauche par l’auteur, et pourtant, on aime ça, se faire mener par le bout du nez comme ça.

Si je ne devais relever qu’un point négatif, c’est l’arrivée un peu trop rapide de la chute, un peu « brutale »… j’aurais volontiers apprécié qu’elle soit un peu plus travaillée, un peu plus lente, … mais malgré tout ça n’enlève rien au plaisir de la lecture malgré tout.

C’est le genre de livre à prendre sur la terrasse au soleil ou sur la plage…

Lu en partenariat avec la maison d’édition via LP Conseils

Ce livre vous intéresse? Les infos pratiques…

Autres livres de l’auteur
(si je les ai lus et chroniqués, je vous ai mis le lien de ma chronique sur la cover 😉 )

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Conseils spirituels aux bouddhistes et aux chrétiens ( Dalaï-Lama 14 )

Selon le dalai -lama, le propre de la religion n’est pas de bâtir des églises ou des temples, mais de cultiver des qualités humaines telles que la bienveillance, la générosité ou la tolérance. Cet ouvrage réunit les quatre discours prononcés par le dalai – lama lors d’une rencontre entre moines bouddhistes et chrétiens a l’abbaye de Gethse mani, dans le Kentucky. Le dalai -lama donne son interprétation des thèmes qui y furent développés : la pratique de la prière et de la méditation ; les étapes du développement spirituel ; le rôle du maître et de la communauté et le but spirituel d’une transformation personnelle et sociétale. Pour chacun, le dalai -lama explique les principes fondamentaux du bouddhisme tibétain, et indique la façon de les appliquer chaque jour. Un guide essentiel pour toute personne en quête de spiritualité , sans distinction de croyance religieuse. 

18/20. Une lecture très enrichissante, pleine de réflexion(s) et de bon sens.

J’ai été très intéressée par ce livre quand je l’ai vu sur le site de l’éditeur… et je ne regrette pas ma lecture. Vu la nature de ce livre, vous vous doutez bien que ce ne sera pas une chronique comme les autres, mais plus mes ressentis sur ce que peut apporter le livre et la vision des choses qui y sont abordées…

Il faut savoir aussi que j’ai commencé à m’intéresser au bouddhisme quand j’avais une quinzaine d’années environ (rohhh le coup de vieux) et que plus de 20 ans plus tard, je suis toujours aussi convaincue que c’est la philosophie de vie qui me correspond, avec des valeurs qui me correspondent.
C’est à cette période aussi (après des discussions avec un camarade de classe qui n’a même pas idée à quel point ces discussions enrichissantes ont pu avoir une influence sur ma vie ! ) que j’ai commencé à me poser pas mal de question sur le végétarisme, la cause animale , l’altruisme, le don de soi pour aider les autres… ça m’a accompagné tout au long de ma vie et continuera encore…
Dès lors, je vous demanderai, dans vos commentaires, de respecter ce choix et de commenter dans la bienveillance et le respect…

Pour parler du livre… il reprend donc des discours du Dalaï Lama.. J’ai déjà trouvé ce principe de rencontres entre personnes de spiritualités différentes très enrichissantes. Car en chaque religion ou philosophie de vie, il y a des choses positives à tirer, à différents niveaux, selon les points de vue.

J’aime beaucoup cette vision des choses apportées. Ce livre n’est pas là pour vous dire que le bouddhisme est LA solution à tous les maux de la terre, il n’est pas là pour vous imposer une spiritualité, et il est très bien communiqué par le Dalaï Lama, dès le départ, que le choix d’une religion ou d’une philosophie de vie, c’est un choix personnel qui répond à un besoin ou une attente personnel(le) de la personne. Que le bouddhisme, comme toute autre spiritualité, ne convient pas nécessairement à tout le monde, et que c’est en ça qu’il est enrichissant qu’il y ait plusieurs choix possibles. Il insiste bien sur le fait qu’il n’y a pas une religion meilleure que les autres et qui détient la vérité absolue, car tout dépend de ce que l’on cherche et comment…

De plus, il faut savoir que la vision du bouddhisme est que tous les « conseils », toutes les choses liées au bouddhisme, ne sont pas des « lois », des règles de vie, mais des pistes de réflexions, d’attitudes, d’actions… rien ne doit être pris aveuglément pour acquis, mais doit être réfléchi pour s’adapter à nos besoins, à nos ressentis, et ce dans un seul but : trouver notre bonheur au travers de la spiritualité choisie, trouver réponse à « nos attentes »… Cela ne se suit pas, mais se construit…

Dans ces discours, il sait aussi remettre en question le bouddhisme dans certains de ses fonctionnements qui sont peut-être à améliorer, comme le fait que contrairement aux moines chrétiens, les moines bouddhistes s’enferment et vivent hors de la société au lieu de s’y mêler pour mieux appréhender les soucis actuels de la société et voir comment y remédier ou faire évoluer les choses positivement.

« A mon sens, il est de la plus haute importance pour nous tous d’apprendre à mieux comprendre les pratiques et les traditions spirituelles des uns et des autres, non pas nécessairement pour les adopter nous-mêmes, mais pour saisir toutes les opportunités de nous respecter mutuellement ».

Il distille dans ses discours des conseils pratiques, pou du mieux être, qui peuvent également être adoptés par des personnes en dehors de toute spiritualité :

  • La méditation, comment la pratiquer, pourquoi, ce qu’elle peut apporter
  • les valeurs essentielles telles que la charité (matérielle ou pas), l’éthique (se soucier de soi, mais aussi des autres),
  • la modération/la patience (qui aide dans les épreuves, par exemple),
  • l’amour, la compassion..

Ce sont des valeurs qui sont, pour moi, essentielles, et il ne faut pas nécessairement être croyant et/ou pratiquant d’une quelconque spiritualité pour pouvoir les mettre en avant/en pratique dans sa vie.

« Pour finir, j’aimerais faire remarquer que la religion n’a pas pour fin d’édifier des églises ou des temples magnifiques, mais de développer des qualités humaines telles que la tolérance, la générosité, et l’amour.
L’un des fondements du bouddhisme et du christianisme, comme de toutes les grandes religions du monde, est la croyance en la nécessité de refréner notre égoïsme et de servir autrui. ».

C’est donc un livre plein de sagesse, au sens large du thème, qui je pense peut apporter beaucoup à tout un chacun, dans la simplicité et hors de tout jugement…

Chose vraiment pas mal : pour les novices, il y a un glossaire à la fin de l’ouvrage qui reprend les termes un peu plus « techniques », histoire de ne pas être complètement largué…

J’ai beaucoup aimé cette lecture à la fois apaisante, enrichissante, et qui pousse à la réflexion loin de tout « bourrage de crâne », juste au travers de conseils de vie où chacun peut prendre ce qui lui correspond et laisser le reste.

C’est donc une lecture que je vous conseille que vous vous intéressiez au bouddhisme ou pas, que vous soyez croyant ou pas, mais si simplement, vous cherchez une lecture inspirante et poussant à la réflexion sur les relations à soi et avec les autres…

Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants: 

Lu en partenariat avec la maison d’édition 

Ce livre vous intéresse? Les infos pratiques…

  • Titre : Conseils spirituels aux bouddhistes et aux chrétiens
  • Auteur :  Dalaï-Lama 14
  • Maison d’édition : Presses du Châtelet
  • Sortie : 02/05/2018
  • # de pages : 128 pages
  • Genre : Pratique, bien-être, spiritualité
  • sur Livraddict, d’autres avis
  • sur le site de la maison d’édition
  • sur Amazon

 

Enterrées vivantes de Arno Strobel

Quand elle ouvre les yeux, rien. Le noir total. Si elle essaie de bouger, elle se cogne de tous côtés contre une paroi. Elle se sait prise au piège. Enfermée dans un cercueil, d’où personne ne peut l’entendre crier. Quand Eva se réveille, elle comprend qu’il s’agissait d’un cauchemar. Mais le soulagement n’est que de courte durée : elle remarque sur son corps des traces de coups, comme si elle avait réellement été molestée ou qu’elle s’était débattue. Au même moment, à Cologne, la police découvre le corps d’une femme enterrée vivante dans un cercueil… qui n’est autre que la demi-sœur d’Eva. Pour Eva, c’est certain : il ne s’agit pas d’une simple coïncidence. Aussi préfère-t-elle ne pas en parler aux enquêteurs. Quand, peu de temps après, le cadavre d’une autre femme est retrouvé dans les mêmes conditions, le commissaire Menkhof souhaite d’urgence interroger Eva. Mais celle-ci s’est volatilisée juste après avoir consulté son psy…

16/20. Une histoire bien ficelée, du suspense, ... tout ce que j'aime

Rien que le titre a su aiguiser ma curiosité, et le résumé m’a également interpellée…. je n’ai donc pas pu faire autrement que de succomber à la tentation…

Vous le savez, plus que les thrillers de grande action, j’ai une réelle préférence pour les thrillers psychologiques, et là, je n’ai pas été déçue… On entre directement dans l’intrigue.

Eva est une jeune femme attachante… elle n’a pas eu une enfance des plus faciles, et ça laisse des traces. Et malgré tout, je trouve qu’il transparaît une vraie force dans son personnage…

Le fait que l’auteur parvienne si bien à nous transmettre les émotions et nous les faire vivre au travers des personnages n’y est pas pour rien.. car on vit vraiment l’histoire plutôt que juste « assister » aux scènes, je trouve…

D’ailleurs, l’auteur n’est pas avide de détails, il décrit les choses assez bien, sans pour autant tomber dans le lourd et l’ennuyeux…

Point de vue de l’intrigue, elle monte petit à petit, page après page, l’étau se resserre, et si vous êtes claustrophobe, accrochez-vous 🙂 Tout au long du roman, on sent cette sensation d’oppression qui se fait grandissante… et à aucun moment la tension ne retombe… On se pose beaucoup de questions en cours de lecture, également, et c’est ce que j’adore. On se demande si Eva est folle ou pas ? Ça devient vite obsessionnel comme questionnement dans ce genre de livres, vous vous en doutez.

Et je me suis fait entièrement bluffée par la fin… j’étais complètement à côté de la plaque dans mes hypothèses. J’ai donc été « agréablement » surprise par la fin…

C’est donc une excellente lecture que je vous conseille  🙂 mais accrochez-vous si vous détestez les espaces clos…

Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants: 

Lu en partenariat avec la maison d’édition via LP Conseils

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Allez, en bonus, je vous mets la bande annonce du livre 🙂

Little monsters de Kara Thomas

« Vous est-il déjà arrivé de vouloir quelque chose au point d’en mourir ? »
Quand elle emménage à Broken Falls, une nouvelle vie commence pour Kacey. Tout le monde ici est tellement gentil. Et elle se fait même des amies, Bailey et Jade, qui l’accueillent à bras ouverts. Mais, soudaine, ces dernières se montrent étrangement distantes. Et elles omettent de l’inviter à la plus grosse soirée de l’année.
Kacey, décidée à confronter ses amies, n’en aura pourtant jamais l’occasion : après la fête Bailey disparaît sans laisser de traces. Broken Falls ne semble plus si chaleureuse. Surtout pour elle, la nouvelle.
Kacey est sur le point d’apprendre deux choses très importantes : parfois, les apparences peuvent se révéler trompeuses. Et parfois, quand on est la nouvelle, il ne faut faire confiance à personne.

16/20. Une belle découverte

Je ne sais pas vous dire exactement ce qui m’a attiré dans ce livre… La couverture, que je trouvais sympa, le résumé, qui a su attiser ma curiosité, le fait que cela mette en scène des ados « ordinaires mais pas tant que ça » puisque le résumé met en avant que les apparences sont trompeuses, et aussi le fait qu’il y a un petit temps que je n’avais pas lu de Young Adult et que l’arrivée du printemps et du soleil m’a donné envie d’un livre un peu plus jeunesse et léger…

Et donc, me voilà partie dans la lecture…

Alors, pour le côté jeunesse/YA, clairement, il n’y a pas photo… j’ai déjà lu des livres YA écrits « comme des livres adultes », mais là, ce n’est pas le cas. La plume de l’auteure est vraiment simple, parfois un peu trop pour un récit « thriller »… Le côté positif, c’est que ça se lit vraiment facilement du coup, on avance assez vite dans l’histoire.

J’ai adoré le côté légende locale, malédiction, qui est avancée dans le livre.

Le fait qu’il y ait deux narrateurs m’a bien plus aussi,… le passé par Bailey, et le présent par Kacey. Cela permet à ce que petit à petit, tout se mette en place, tout devienne limpide…
Il y a des dialogues assez présents, et leur fluidité est telle que cela rend la lecture très agréable.

J’ai trouvé le personnage de Kacey assez fade, je l’ai trouvée influençable, naïve, sans personnalité. Sa demi-sœur, plus jeune qu’elle, est finalement presque plus mature.
Mais malgré tout, au final, l’auteur nous mène pas mal par le bout du nez, il se débrouille très bien pour que l’on puisse adorer et détester les personnages comme il le désire. Il manie finalement nos ressentis avec brio.

Le gros point fort du roman, c’est sans conteste le suspense, l’histoire et son déroulement, et ce qui mène à un dénouement des plus surprenants… rien que pour ça, on lui pardonnera les petits côtés simplistes de l’écriture.
J’avais hâte de progresser dans l’histoire, d’en savoir plus sur l’action présente, mais aussi sur l’histoire surgie du passé…

Une lecture qui me laisse au final un avis positif, une lecture très agréable, des personnes que l’on adore ou que l’on déteste, mais dont l’histoire est addictive 🙂
Si vous êtes fan de Pretty Litle Liars, cela devrait vous plaire 🙂

 
18. la vue depuis un appartement, bureau, maison…

Lu en partenariat avec la maison d’édition via Netgalley

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L’enfant de l’enfer de Cathy Glass

Cathy Glass, mère d’accueil dévouée et expérimentée, se voit confier Aimee, petite fille de huit ans qui n’a connu que l’enfer du quotidien de sa mère toxicomane. Sale, infestée de poux, agressive, illettrée, Aimee découvre auprès de Cathy des plaisirs simples: une chambre à soi, de vrais repas, des bains et des vêtements propres, la présence d’adultes affectueux. Mais pour la petite fille, apprécier cette nouvelle vie, c’est aussi trahir l’amour qu’elle porte à sa mère. Sur le chemin ardu de l’apaisement, Aimee trouve en Cathy une oreille attentive et lui dévoile les plus sombres moments de sa jeune existence. Une libération nécessaire pour laisser le passé derrière elle et aborder l’avenir avec l’innocence de ses huit ans.*
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20/20 Un témoignage entre l’indignation et l'espoir...

Si vous suivez le blog, vous n’êtes pas sans savoir que les livres concernant l’enfance maltraitée est quelque chose que j’aime énormément lire… pas que j’aime lire le malheur des autres, mais je trouve ces récits tellement enrichissants, …. Ils permettent de relativiser notre vision de la vie, relativiser nos « petits maux », et aussi, être parfois plus attentif au monde qui nous entoure…

Dans ce genre de livres, Cathy Glass est sans aucun doute en haut de la liste des auteurs que j’apprécie le plus… elle a le don particulier de nous raconter l’histoire de ces enfants qu’elle recueille… (d’ailleurs, du même auteur, j’ai vu que dans la même collection il y avait également La petite princesse de papa, que j’espère pouvoir découvrir. )

Ici, on se retrouve avec l’histoire de Aimée, une petite fille qui malheureusement, porte bien mal son nom… Elle est retirée à sa mère et placée à l’âge de 8 ans après avoir vécu un enfer...Vie dans un appart immonde, sans eau chaude, sans chauffage, sans lit, … elle vit dans la crasse, à même le sol, avec sa mère, droguée… son père, parti de la maison, est drogué également… elle se nourrit exclusivement de biscuits… n’a aucune notion d’hygiène ni suivi scolaire régulier…
Aucun enfant ne devrait connaître ça.. et encore, je ne vous raconte pas le reste pour ne pas vous spoiler le livre….

Quand elle arrive chez Cathy, elle est sale, agressive, sans aucune retenue… les gestes élémentaires de vie ne lui ont pas été appris… La mère de l’enfant fait la misère à Cathy, car elle n’accepte pas qu’on lui retire sa fille… comme ses autres enfants l’ont été par le passé… mais ça ne démonte pas la mère d’accueil.

On va suivre l’évolution de Aimée d’une part, mais aussi découvrir son histoire,les drames de sa vie, l’étendue de la maltraitance et de l’horreur qui faisaient son quotidien…
Le livre pointe également les failles des services sociaux, que ce soit dans la prise en charge des enfants, le suivi des dossiers, et les lourdeurs administratives et judiciaires auxquelles ils doivent faire face…

Cathy Glass est très complète dans ses récits, elle nous livre tout, de la réalité des choses à ses ressentis, de la vie avec l’enfant au combat administratif/social qui se dispute à côté… ça donne une vision tellement effrayante et magnifique à la fois de ce « travail » de famille d’accueil, même si je trouve que bien au delà d’un travail, c’est une véritable vocation et un tel don de soi…

Elle a également une façon de raconter les choses que j’aime beaucoup : même si elle nous raconte l’horreur vécue par Aimée, elle ne tombe pas dans le larmoyant, dans le mélodramatique… L’histoire est racontée de manière digne, de manière simple, de manière certes émouvante, mais pas dans l’exagération en vue de faire pleurer dans les chaumières…. Attention, je ne vous cache pas que les choses atroces qui sont racontées m’ont touchée et émue aux larmes, mais le récit est écrit de manière respectable et dans la réserve. Les mots sont justes, ils sont posés et réfléchis.
Et si vous avez lu d’autres livres de l’auteur, elle fait référence à d’autres enfants recueillis dont elle a déjà raconté l’histoire dans un d’autres livres, et ça a tendance, avec moi en tous cas, à renforcer mon attachement à l’histoire, presque de faire « partie de la famille », ou du moins, de m’en sentir plus proche et d’en apprécier encore plus l’histoire.

L’histoire d’Aimée m’a beaucoup émue, car aucun enfant ne devrait connaître ce genre de vie… ce que cette petite fille, du haut de ses 8 ans, a vécu, c’est juste fou, inadmissible, intolérable…

Il est difficile de vous parler du livre sans trop vous en dire, sans vous raconter l’histoire d’ Aimée…
Une chose est certaine, toutes les Cathy Glass ont mon plus grand respect, car ce qu’elles font pour ces enfants, c’est juste magnifique…

En tous cas, si ce genre de témoignages vous intéresse, vous interpelle, je vous conseille ce livre à 200%…

Lu dans le cadre des RDV et challenges suivants: 

  

119. des cheveux ou quelque chose avec des cheveux.

Lu en partenariat avec la maison d’édition 

Ce livre vous intéresse? Les infos pratiques…

  • Titre : L’enfant de l’enfer
  • Auteur : Cathy Glass
  • Maison d’édition : L’archipel / L’archipoche
  • Sortie : 7 Mars 2018
  • # de pages : 384 pages
  • Genre : Témoignage
  • sur Livraddict, d’autres avis
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